Résumé

Eugène Plantet La collection de statues du Marquis de Marigny… (1885)

A toutes ces qualités, le futur marquis de Marigny joignait encore celle de ne pas s'inquiéter, comme Mme de Pompadour, des épigrammes de la rue, et de ces sortes d'injures qui partent de trop bas pour atteindre un honnête homme. Que le peuple élevât contre la favorite qui souillait les marches du trône la voix de l'indignation, et tirât sa vengeance de pamphlets sans mesure, la chose était logique et le scandale trop grand; mais les mêmes railleries devaient fatalement accabler le frère et la sœur, et les confondre tous deux dans un injuste mépris.
Source : Gallica

Eugène Plantet La collection de statues du Marquis de Marigny… (1885)

Après avoir été en effet le plus beau jeune homme du monde 1, il était devenu l'amateur le plus studieux, le juge le plus éclairé, le protecteur le plus généreux des arts libéraux. Au lieu d'asservir les artistes à ses caprices, comme la Révolution l'en accusa, et de rendre leur talent tributaire de ses plaisirs, il soutint la peinture et l'architecture classiques qu'il avait appris à aimer en Italie, il encouragea le genre noble et sévère, harmonieux et grandiose à la fois, si opposé aux séduisantes préférences de sa sœur.
Source : Gallica

Eugène Plantet La collection de statues du Marquis de Marigny… (1885)

Nous n'avons que des fontaines dans le grand genre, et il s'en faut bien qu'elles soient avantageusement placées ; toutes les autres sont dignes d'un village ; des quartiers immenses demandent des places publiques, et tandis que l'arc de triomphe de la porte Saint-Denis et la statue équestre de Henri le Grand, ces deux ponts, ces deux quais superbes, ce Louvre, ces Tuileries, ces Champs-Élysées égalent ou surpassent la beauté de l'ancienne Rome, le centre de la ville, obscur, resserré, hideux, représente le temps de la plus honteuse barbarie.
Source : Gallica

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