Résumé

Henry Jouin Antoine Coyzevox : sa vie, son oeuvre et ses contemporains… (1883)

La plume est inhabile à rendre l'aspect et le caractère du Tombeau de Mazarin. L'équilibre des lignes et des plans, la cadence des grandes masses, la juste opposition des marbres et du bronze, l'alternance du nu et de la draperie, le modelé savant, tour à tour élégant et serré, toutes les ressources de l'art plastique, aux mains d'un maître, sont ici déployées avec la mesure, l'énergie, le goût qui distinguent le génie.
Le Mausolée de Colbert n'est pas moins heureux. On le voit dans l'église de Saint-Eustache. Piganiol ne craint pas d'écrire que ce monument est l'un des plus beaux de France.
Source : Gallica

Henry Jouin Antoine Coyzevox : sa vie, son oeuvre et ses contemporains… (1883)

Avant de peindre l'homme dont je vais parler, peut-être n'est-il pas sans intérêt de rappeler ce qu'était l'école de sculpture en France au début du règne de Louis XIV. Nommer les devanciers d'un homme illustre dans l'ordre de la pensée, observer le caractère de ses contemporains, c'est établir la part d'influence à laquelle il n'a pu se soustraire. En même temps, c'est mettre en lumière la personnalité de cet homme. Tout portrait a besoin d'un cadre. Nul n'est indépendant de sa race ou de son époque.
Source : Gallica

Henry Jouin Antoine Coyzevox : sa vie, son oeuvre et ses contemporains… (1883)

Ainsi en sera-t-il un jour pour nos maîtres plus modernes, pour nos contemporains. Qu'importe, après tout? Si le nom de Praxitèle est assez brillant pour suppléer l'éclat de son chef-d'œuvre détruit, la Vénus de Cnide, la gloire de l'artiste n'a pas souffert. Sans vouloir rapprocher deux noms que le temps, la race, le génie font absolument distincts, nous pouvons dire que celui de Coyzevox domine dès maintenant son œuvre dans une large mesure. Rappeler ce seul nom, c'est évoquer le type d'un sculpteur dont le ciseau fut éminemment français.
Source : Gallica

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