Jean Goujon

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche,  Revue des Deux Mondes

“ Il est évident pour moi que l’expression du bonheur convenait mieux à Jean Goujon que l’expression de la souffrance, et que la pierre fouillée par son ciseau prenait plus volontiers les traits de la jeunesse que les traits de l’âge mûr. Si les Saisons de l’hôtel Carnavalet ne résument pas le génie entier de Jean Goujon, elles peuvent du moins servir à le caractériser nettement. Le Printemps et l’Automne, sous la forme virile, valent moins que l’Hiver et l’Été sous la figure d’une femme, et l’Été, jeune et riant, vaut mieux que l’Hiver grelottant dans son manteau. ”
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Musée universel... 1re [-2e] année (1857-1858)

“ C'est la grâce un peu molle, le faire un peu lâché, la vérité moins haute des temps modernes, qui trouvent dans les œuvres de Jean Goujon leur expression la plus charmante. Ses torses sont admirables de jeunesse et de désinvolture, bien que la souplesse y manque quelquefois.
Le vrai mot de cet art admirable, mais secondaire, ce n'est pas beauté, c'est élégance.
Si j'avais un choix à faire dans les œuvres de notre grand sculpteur national, c'est peut-être aux caryatides de la salle des Cent-Suisses que je donnerais la préférence.
”
Source : Gallica

Georges Riat,  Paris (1900)

“ Tous ceux qui aiment l'art ne se lassent pas d'aller admirer les nymphes de Jean Goujon : ce sont des femmes élancées, vêtues de tuniques qui font sur leurs corps de longs plis moulant les replis et les lignes de la chair, et douées d'une grâce juvénile sans égale. ”
Source : Gallica

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