Bruno Galbacio

Élements biographiques

Bruno Galbacio Le salon de 1833 (1833)

Tout le portrait de cet artiste est d'une forfanterie et
d'une prétention remarquables, il semble dire à tous les passans : Regardez, c'est moi le peintre ; mais personne ne soutiendra sans baisser la paupière l'éclat de mon regard d'aigle.
Dans cette peinture, M. Guichard est peut-être encore plus prétentieux que dans son Rêve d'amour, et ce n'est pas peu dire. La tête est ronde sans forme, sans dessin, sans caractère et toute désossée ; la main raide, immobile et d'un contour si sec et si nu qu'il fait mal à voir.
Source : Gallica

Bruno Galbacio Le salon de 1833 (1833)

Un homme fougueux, c'est Michel-Ange, qui brise une statue quand il s'aperçoit qu'elle ne rend pas toute sa pensée ; le même Michel-Ange, qui termine avec la plus scrupuleuse précision toutes les figures d'un immense monument, sans laisser rien d'incomplet de tout ce qui doit être aperçu du public ; il exagérera l'épaisseur d'une cuisse ou la longueur d'une jambe, mais juste autant qu'il faut pour l'effet qu'il veut obtenir, car la fougue d'un homme puissant se résume en traits de génie, et non en écarts contre les règles du plus simple bon sens.
Source : Gallica

Bruno Galbacio Le salon de 1833 (1833)

Le bonnet n'est pas fait, il est gris et sans vigueur comme la tête, et l'on ne sent pas plus l'enfoncement des plis que les saillies du visage.
Les portraits de M. Champmartin se ressemblent tous, ils sont aveugles, sans vie, sans caractère ; c'est un
système de peinture qu'il s'est fait, qu'il sait par coeur et qu'il répète pour tous ; que le modèle soit brun ou blond, jeune ou vieux, grand ou petit, puissant ou chétif, c'est toujours le même teint, la même physionomie niaise, la même allure insignifiante.
Source : Gallica

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