Académie des beaux-arts de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Claude-Henri Watelet Claude-Henri Watelet Encyclopédie méthodique/Beaux-Arts (1788)

L’académie royale de peinture & sculpture de Paris, imitée par d’autres écoles, propose différens prix à ses élèves. Une médaille d’argent est accordée à l’élève qui a le mieux dessiné ou modelé une académie : c’est ce qu’on appelle le prix de dessin. Le grand prix, qui se donne seulement une fois chaque année, consiste en une médaille d’or : il est adjugé à l’élève qui a fait le meilleur tableau ou le meilleur bas relief sur un sujet donné, & lui procure le droit de faire le voyage de Rome aux frais du roi.
Source : Wikisource

Jacques Deseine Notices historiques sur les anciennes académies royales de peinture… (1814)

L'ancienne académie voulait que toutes les places salariées et les pensions accordées aux beaux-arts par le gouvernement, fussent de droit le partage des artistes qui étaient les plus anciens dans le corps, et qu'ils fussent en outre respectés par ceux qui leur étaient inférieurs en âge et en talent; aujourd'hui, c'est tout le contraire : les jeunes artistes arrivent à tout, et leurs maîtres, dédaignés, végètent, languissent et meurent dans l'oubli, loin du sanctuaire de la nouvelle académie, qui, elle-même, éloigne de son sein tout artiste qui a atteint l'âge mûr.
Source : Gallica

Henry Jouin Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture (1883)

Comme entre les beaux-arts, il n'y en a point de plus nobles que la peinture et la sculpture, que l'un et l'autre ont toujours été en très grande considération dans notre royaume, nous avons bien voulu donner à ceux qui en font profession, des témoignages de l'estime particulière que nous en faisons. Pour cet effet; en l'année 1648, nous aurions établi en notre bonne ville de Paris une académie royale de peinture et de sculpture, en laquelle nous aurions ordonné des statuts et des privilèges, etc.
Source : Gallica

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