Résumé

Jacques Deseine Notices historiques sur les anciennes académies royales de peinture… (1814)

L'ancienne académie voulait que toutes les places salariées et les pensions accordées aux beaux-arts par le gouvernement, fussent de droit le partage des artistes qui étaient les plus anciens dans le corps, et qu'ils fussent en outre respectés par ceux qui leur étaient inférieurs en âge et en talent; aujourd'hui, c'est tout le contraire : les jeunes artistes arrivent à tout, et leurs maîtres, dédaignés, végètent, languissent et meurent dans l'oubli, loin du sanctuaire de la nouvelle académie, qui, elle-même, éloigne de son sein tout artiste qui a atteint l'âge mûr.
Source : Gallica

Jacques Deseine Notices historiques sur les anciennes académies royales de peinture… (1814)

Tous ces écarts de l'imagination sont l'ouvrage de l'inexpérience. L'étude et le temps ramènent à des idées plus sages ceux que la nature a formés pour être des hommes distingués dans les arts; à force d'étude et d'expérience, ils disent, avec le sage : Tout ce que j'ai appris m'a servi à savoir que je ne sais rien ; avec le temps, les hommes qui sont capables d'enseigner les arts, reconnaissent que l'étude de la nature est le principe du beau dans les arts d'imitation.
Source : Gallica

Jacques Deseine Notices historiques sur les anciennes académies royales de peinture… (1814)

Pourquoi ce qui fut inventé tout exprès, au mois d'octobre 1792, pour outrager bien gratuitement l'académie royale de peinture, se pratique-t-il encore aujourd'hui (10) ?
Depuis près de vingt ans qu'on appelle, pour juger les productions des beaux-arts, des personnes qui n'y entendent rien, la justice en est-elle mieux rendue? Des acteurs, des musiciens, des chanteurs, ont-ils étudié les arts? Les artistes peintres, statuaires, ou architectes, qui jugent la musique, la connaissent-ils? Dira-t-on aujourd'hui ce qu'on disait au temps de la terreur, qu'avec du bon sens on peut juger de tout ?
Source : Gallica

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