Joachim Le Breton

Résumé

Joachim Le Breton,  Rapport sur les beaux-arts. (1808)

“ La peinture est aidée par l'illusion de la couleur ; elle peut prendre tous les tons et tous les genres. L'art du statuaire n'a pour lui que le genre noble ; il ne peut presque point sortir des belles formes et du grandiose. S'il sacrifie aux Grâces, il faut qu'il soit digne d'elles ; alors quelle pureté, quelle simplicité, quel charme il doit réunir et faire ressortir de moyens qui sont très-bornés en eux-mêmes ! Aussi voyons-nous que la sculpture a eu beaucoup plus de peine à se relever que la peinture et l'architecture. ”
Source : Gallica

Joachim Le Breton,  Rapport sur les beaux-arts. (1808)

“ Aucun des arts qui dépendent du dessin, ne peut échapper à la décadence, lorsque celui-ci et le goût dégénèrent : c'est une vérité qui se représente souvent. Ainsi la gravure sur pierres fines et la gravure en médailles, qui exigent les mérites réunis d'un dessin pur, d'une composition noble, d'un goût délicat et du talent de modeler, devaient tomber, quand il n'exista plus que des peintres maniérés ou extravagans, quand on ne fit plus que de la sculpture misérable. ”
Source : Gallica

Joachim Le Breton,  Rapport sur les beaux-arts. (1808)

“ Dans l'état actuel de la civilisation, tous les gouvernemens veulent faire fleurir les beaux-arts ; tous ont besoin de les employer : mais les uns se contentent d'en arborer la bannière, et ne les regardent que comme un luxe d'étiquette ; d'autres les ont traités comme des nécessiteux qu'on alimente à cause de leur nom, et dont on ne reconnaît plus le rang, la dignité. Il faut de la gloire, une grande
puissance, le sentiment élevé du beau, le goût délicat de ce qui est aimable, pour faire fleurir les arts.
”
Source : Gallica

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