Exposition des beaux-arts : salon de 1863 (1863)
“ On ne saurait faire le même reproche à M. Daubigny, dont le système de peinture est l'effacement ; il voit la nature à travers une gaze, comme on montre parfois au théâtre certains décors du fond de la scène. Dans ses toiles tout est vaporeux, rien n'est arrêté, même sur les premiers plans ; il n'interprète qu'un seul aspect de la nature, qu'il rend avec un charme infini. Mais dès qu'il sort de cette manière vague, dès qu'il veut rendre la nature comme tout le monde la voit, il perd tout le prestige de ses effets, tout le suave de sa couleur. Nous en avons un exemple au Salon actuel. ”
