Résumé

Exposition des beaux-arts : salon de 1863 (1863)

On ne saurait faire le même reproche à M. Daubigny, dont le système de peinture est l'effacement ; il voit la nature à travers une gaze, comme on montre parfois au théâtre certains décors du fond de la scène. Dans ses toiles tout est vaporeux, rien n'est arrêté, même sur les premiers plans ; il n'interprète qu'un seul aspect de la nature, qu'il rend avec un charme infini. Mais dès qu'il sort de cette manière vague, dès qu'il veut rendre la nature comme tout le monde la voit, il perd tout le prestige de ses effets, tout le suave de sa couleur. Nous en avons un exemple au Salon actuel.
Source : Gallica

Exposition des beaux-arts : salon de 1863 (1863)

A ceux qui ont osé écrire qu'en France l'art était en décadence, M. le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts, a répondu par un fait aussi incontestable qu'honorable pour l'art contemporain ; il a dit : « Tout en laissant au jury l'honneur comme la responsabilité de ses choix, il est juste de dire que la quantité des médailles dont il pouvait disposer n'étant plus en rapport avec la somme des talents, il s'est trouvé en présence d'une grande difficulté. Cet embarras prouve une fois de plus dans quelles proportions s'est augmenté l'élite de l'École française. »
Source : Gallica

Exposition des beaux-arts : salon de 1863 (1863)

Non, l'art n'est pas impuissant à rendre notre costume moderne ! Nous en avons pour preuves les admirables pages de Gros, de Géricault et de tous les grands artistes qui, comme eux, se sont formés en dehors de l'École impériale des Beaux-Arts, qui n'enseigne que l'art grec et romain, sans admettre l'influence de l'ère chrétienne sur la civilisation, sans penser que les artistes qu'ils forment ne seront pas appelés qu'à traiter des sujets grecs et romains, mais principalement à transmettre à la postérité dans toute leur vérité les faits mémorables de notre histoire.
Source : Gallica

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