Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques
(1843)
“ « Rosa, ma bonne Rosa ! » La nourrice lui présenta l'enfant, et figurez-vous ce que je dus éprouver de surprise mêlée d'effroi, lorsque la vieille aïeule entonna, d'une voix claire et vibrante, un lied à la façon de Hans Berchler, l'aubergiste de l'Esprit, à Strasbourg : « Tendre fillette aux joues si roses, Rosa, écoute mon conseil. Veux-tu te préserver de souffrances et d'ennuis ? N'aie point d'orgueil, ne critique personne, et garde-toi des vains désirs. Prête l'oreille à mes paroles, si tu veux que la fleur du bonheur s'épanouisse parmi les jours, et que Dieu t'accorde sa bénédiction ! » ”
