Charles Simond, Les contes d'Orient et d'Occident… (1911)
“ Nala s'était levé en sursaut, comme au sortir d'un rêve effroyable. — Perdu ! s'écria-t-il, perdu ! J'ai tout joué : ma couronne, mon honneur, mon peuple ! — Il te reste encore un bien, répondit Pushkara en riant : Damajanti, ta femme ; joue-la, si tu veux, j'y consens. Un silence de mort succéda à ces paroles ; le tonnerre continuait à gronder dans le lointain. Tout à coup, jetant un regard de désespoir sur son frère, Nala s'élance au dehors dans les ténèbres ; une ombre le suivit dans la nuit; partout où il allait, dans chaque sentier, jusqu'au matin. ”
