Charles Augustin Sainte-Beuve,
Causeries du lundi
“ « Sans doute, réplique celui-ci, le héros sera allé dans le Zaboulistan, car c’est le temps des fêtes dans les jardins de roses. » À quoi Sohrab, sentant bouillonner son sang, répond : « Ne parle pas ainsi, car le front de Roustem se tourne toujours vers le combat. » Mais Sohrab a beau vouloir forcer le secret, la fatalité remporte : « Comment veux-tu gouverner ce monde que gouverne Dieu ? s’écrie le poëte. C’est le Créateur qui a déterminé d’avance toutes choses. Le sort a écrit autrement que tu n’aurais voulu, et, comme il te mène, il faut que tu suives. » ”
