Henry Cauvain

Élements biographiques

Henry Cauvain,  Un cas de folie (1882)

“ Ne songiez-vous pas à ce moment au meurtre du vicomte de Mortrée, à l'empoisonnement de Marianne Torquenié, à ce crime abominable commis par le comte de Trémeillan, qui a envoyé au bagne un innocent au lieu d'avouer sa propre faute ?
– Je vous le répète encore, je ne sais rien... rien... rien... Je vous prie, mon enfant, de ne plus m'interroger.
– Je vous crois, monsieur le curé, dit Armand en s'inclinant devant ce refus formel de parler. Je ne puis supposer en effet que, si vous aviez connu ce crime, vous eussiez pu
résister au désir, au devoir, de dénoncer le véritable coupable.
”
Source : Gallica

Henry Cauvain,  Rosa Valentin : l'espion (1882)

“ Au même moment, un coup violent frappé il la porte de la chambre de Rosa le glaça de stupeur. Ses jambes tremblèrent, puis il resta immobile, comme paralysé.
– Rosa, cria une voix qu'il reconnut avec terreur, Rosa, es-tu couchée ?
– Mon père ! s'écria aussitôt, en se soulevant, la jeune fille, que cet accent avait tirée de son anéantissement, mon père, à moi ! au secours !
Un assassin qui voit tout d'un coup l'ombre de sa victime se dresser devant lui, implacable et vengeresse, n'est pas plus terrifié que ne le
fut Germain en ce moment.
”
Source : Gallica

Henry Cauvain,  Maximilien Heller (2e édition) (1875)

“ MAXIMILIEN HELLER 7,
— Oui, je souffre beaucoup... J'ai depuis quelque temps des éblouissements, et ne puis soutenir l'éclat de la lumière... J'ai toujours froid.
Il pencha son long corps vers la cheminée' et attisa le feu avec les pincettes. La flamme qui jaillit éclaira d'une lueur rouge la figure de cet homme étrange.
Il paraissait avoir trente ans au plus ; mais ses yeux entourés d'un cercle noir, ses lèvres pâles, sescheveux grisonnants, le tremblement de ses membres, en faisaient presque un vieillard.
Il se rejeta lourdement dans son fauteuil et me tendit la main.
”
Source : Gallica

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