Henry Cauvain

Résumé

Henry Cauvain Maximilien Heller (2e édition) (1875)

Pauvre philosophe ! en vain essayait-il de s'abuser encore sur ses véritables sentiments ! Non, ce n'était pas une haine implacable contre la société et ses lois qui lui inspirait cette résolution si belle et si généreuse. Mais Dieu venait de jeter sur sa route un malheureux à consoler, un innocent à arracher au bourreau, et le coeur de Maximilien s'était attendri de pitié en face de cet infortuné sur lequel la justice des hommes allait s'appesantir. Un intérêt noble, élevé, puissant, donnait maintenant à sa vie une direction et un but.
Source : Gallica

Henry Cauvain Maximilien Heller (2e édition) (1875)

MAXIMILIEN HELLER 7,
— Oui, je souffre beaucoup... J'ai depuis quelque temps des éblouissements, et ne puis soutenir l'éclat de la lumière... J'ai toujours froid.
Il pencha son long corps vers la cheminée' et attisa le feu avec les pincettes. La flamme qui jaillit éclaira d'une lueur rouge la figure de cet homme étrange.
Il paraissait avoir trente ans au plus ; mais ses yeux entourés d'un cercle noir, ses lèvres pâles, sescheveux grisonnants, le tremblement de ses membres, en faisaient presque un vieillard.
Il se rejeta lourdement dans son fauteuil et me tendit la main.
Source : Gallica

Henry Cauvain Maximilien Heller (2e édition) (1875)

Vous savez bien que l'assassin a tout avoué.
— Vous ne pouvez empêcher que votre nom ne soit mêlé à cette affaire, où vous avez-joué le premier rôle.
— Qu'en savez-vous?... Supposons un instant que je me sois désigné à M. Donneau, le juge d'instruction, sous un nom qui n'est pas le mien?... Une seule personne au monde connaît la vérité tout entière, c'est vous. Je vous ai fait venir pour vous demander de me donner votre parole d'honneur que jamais, tant que je vivrai, vous ne trahirez mon secret.
Source : Gallica

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