Victor Le Febvre

Élements biographiques

Victor Le Febvre Le dégrossi : les travailleurs du sol (1877)

LE BARON : – « Hum ! hum !... »
GERMAINE : – « M. le baron s'enrhume. – Donnez-vous donc la peine... »
LE BARON : « – Eh ! c'est le brave père Patient. Comment va ?... Tiens, voilà M. Corda. – Docteur, enchanté... Et vous aussi, M. l'Abbé. – Palsembleu ! quel heureux hasard ?... »
Tous entrent.
L'ABBÉ ; – « Monsieur le Baron, je courais après vous... pour la nouvelle..... »
LE BARON : – « C'est ce qui me faisait chercher la Baronne. »
L'ABBÉ : « Hé ! – C'est assez guilleret. – Hé ! hé ! hé ! hé !... »
LE BARON : – « Méeveilleux ! méeveilleux !... »
Source : Gallica

Victor Le Febvre Paysans ! le million, c'est l'ennemi… (1869)

Démocratie, plus d'aplatissement, direction de nous par nous-mêmes. — A merveille. Eh! soyez donc logiques à votre tour.— Prenez-vous vous-mêmes et non le demi-dieu des nuages.
Le million est ce demi-dieu, le premier ennemi à combattre. C'est l'ogre des démocraties, c'est le monstre qui les dévorera toutes.
Ou, la démocratie, par les lumières et le travail, dissoudra le million et l'éparpillera en bien-être pour tous, — ou, comme cent et cent fois, comme toujours, le million la fascinera, l'achètera, la souillera et la balaiera à l'égout.
Source : Gallica

Victor Le Febvre Le dégrossi : les travailleurs du sol (1877)

Germaine, cette fois, ne joua plus de rébellion. Elle lui sauta, elle-même, au cou, d'un franc élan, s'écriant :
– « Limpide et vivace compagnon de ma jeunesse, – je te la livre, comme ta terre se livre, sans détours et sans réserve. – Mon Germain ! époux de toutes les étendues de mon âme, – féconde. Si l'homme est Dieu par le génie, tu es mon Dieu ! – féconde, ta terre et mon sein, je t'aime ! – Tes fruits seront succulents et beaux. »
Germain ne s'arrêta que le temps de respirer sous les baisers. Reprenant haleine aux sources mêmes de son inspiration.
Source : Gallica

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