Victor Le Febvre

Résumé

Victor Le Febvre Thiers et l'archevêque Guibert… (1879)

Au contraire, privé du secours de ses lunettes, se trompa-t-il? Quelque fugace retour vers un souvenir non fruste encore s'entrouvrit-il? Ne fut-ce, au contraire, qu'un éclair d'imagination exercée ? — Qu'elle qu'ait été la cause, la figure de Thiers, jusque-là uniformément ombrée par un calme songeur, se ranima tout à coup sous un souffle de vie, et reprit, en un instant, son expression sarcastique des jours éclairés. Les deux coins de sa bouche se fendirent, son nez, allongé par-dessus les lèvres, tendît vers le menton, l'oeil lança un jet de feu; l'homme triste souriait.
Source : Gallica

Victor Le Febvre Thiers et l'archevêque Guibert… (1879)

« M. Crémieux ! » demande le petit homme avec une voix d'enfant.
— « Je crois que c'est tout an fond. — Vayez. » Le petit homme enjambe le plumeau, des débris de
paperasses et le circuit d'ordures ondulé qu'avait, en travers de la porte, fort symétriquement rangé le balai. Il marche vers le fond indiqué. Il paraît un peu hésitant, tâtonnant. On dirait que son pied sonde, craintif de quelque surprise du plancher. Les fenêtres sont ouvertes.
Source : Gallica

Victor Le Febvre Thiers et l'archevêque Guibert… (1879)

L'archevêque allait toujours.
Maintenant la physionomie de Thiers marquait l'ennui de l'obsession.
« Hé ! hé ! hé ! » — on eut dit de petits chocs, — assez bien comme les heurts de sabots d'un poulain de race, agacé.
L'archevêque ne voyait rien. — « Hen ! hen ! — Mon-sieur Thi-èè-res ! »
Thiers se retournait, piétinait, affectait quelques pas de côté.
Depuis, écoutant les derniers projets d'oraison funèbre, et réfléchissant à ces attitudes, je ne pouvais chasser ce raisonnement : — Celui qui rêve l'oraison funèbre de la fin, ne se doute guère des hennissements du début : Hen ! hen !..-.
Source : Gallica

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