Hélio

Résumé

Hélio La dernière saignée (1891)

Ainsi se parachevait par ce Congrès mémorable l'un des événements les plus considérables de l'humanité.
La civilisation condamnant et rejetant enfin la guerre comme la chose la plus monstrueuse et la plus détestable; la paix établie comme le sceau qui devait à travers les siècles sceller les libertés et les progrès futurs; et, pour couronner l'oeuvre, l'émancipation complète de la femme, qui prenait définitivement rang dans la société, y apportant son dévouement, sa clairvoyance, et toutes les qualités d'union et de concorde, qui sont les bases nécessaires de la société moderne.
Source : Gallica

Hélio La dernière saignée (1891)

Et oubliant tout, le sol natal, le clocher noyé dans la verdure, les arbres qui viennent de renaître à la vie, la mère qui pleure, la fiancée qui suppliait hier encore sur le seuil, au départ, le soldat électrisé, ivre de vengeance et de poudre, se jette sur l'ennemi la haine au coeur, taillant, frappant deci, delà, jusqu'à ce que, à bout de souffle et de vie, il tombe à son tour, rendant l'âme par une affreuse blessure sur les cadavres que sa rage vient d'amonceler.
Source : Gallica

Hélio La dernière saignée (1891)

Le laboureur se voit, sur un signal, arracher au sol qui l'a vu naître et qui le nourrit; l'artisan quitte les travaux qui font la richesse d'un peuple; le père abandonne le foyer qui fonde la famille.
Le sol tremble de toutes parts sous la semelle pesante des troupes qui gagnent la frontière : c'est un ébranlement sourd comme celui que produirait la voix souterraine d'un volcan.
Peuples, regardez bien tous : c'est la grande saignée
Voyez ce cortège macabre dont la Mort tient la tête, enveloppée dans un drapeau noir.
Source : Gallica

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