Résumé

Séverin Icard Le danger de la mort apparente sur les champs de bataille (1905)

Les cadavres d'hommes et d'animaux qui se trouvent sur le champ de bataille, ne sauraient y demeurer longtemps sans danger pour l'armée qui l'occupe. Aussi importe-t-il de les faire disparaître le plus tôt possible. Mais il importe aussi que la mort réelle soit constatée le plus sûrement qu'il se pourra, d'autant plus que l'inhumation sera très rapprochée du moment du décès dans beaucoup de cas, et que, lorsqu'il s'agit de blessures de guerre, on peut, très souvent, se trouver en présence de blessés en syncope, de blessés en état de mort apparente.
Source : Gallica

Séverin Icard Le danger de la mort apparente sur les champs de bataille (1905)

Il n'y a donc pas de persistance de la vie sans persistance de la circulation, ou, si l'on veut, il n'y a pas de retour à la vie sans retour de la circulation, tel est le principe biologique qui constitue la base de notre méthode.
Or, la non absorption, si on opère dans les conditions voulues, est physiologiquement impossible tant que la circulation du sang persiste. L'absorption, par suite, doit toujours se faire tant que la mort n'est pas réelle : absorption est synonyme de circulation, et circulation synonyme de vie.
Source : Gallica

Séverin Icard Le danger de la mort apparente sur les champs de bataille (1905)

La phlébotomie, et plus particulièrement l'artériotomie et la cardiopuncture sont des moyens plus sûrs, mais ce sont de véritables opérations ou tout au moins des épreuves délicates que l'on peut tenter dans la famille ou à l'hôpital et non sur le champ de bataille, où il faut aller trop rapidement pour songer à y avoir recours.
La cardiopuncture, surtout lorsqu'elle est faite à la hâte et sans les précautions rigoureuses qu'il est impossible de prendre sur le champ de bataille, n'est pas une opération aussi inoffensive qu'on pourrait le croire tout d'abord.
Source : Gallica

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