Résumé

Pierre Thadée Collongues De la recherche du signe certain de la mort et de l'unité de la vie… (1893)

Toutes les fois que le cœur cesse d'agir, l'action cérébrale s'anéantit d'excitation. Toute la vie animale est subitement perdue. L'homme à l'instant où son cœur est mort, cesse d'exister pour ceux qui l'environnent, comme dans la rupture d'un anévrisme, d'une plaie au cœur et aux gros vaisseaux. C'est encore de cette façon que nous mourons dans les affections vives de l'âme. Un homme expire à la nouvelle d'un événement qui le transporte de joie, ou qui le plonge dans une affreuse
tristesse, à la vue d'un objet qui le saisit de crainte, d'un ennemi dont la présence le met en fureur.
Source : Gallica

Pierre Thadée Collongues De la recherche du signe certain de la mort et de l'unité de la vie… (1893)

Les forces physiques et chimiques ne se transforment dans l'organisme en forces animales que grâce à cet entrecroisement embryonaire lequel se reçonnaît toute la vie dans les fibres entrecroisées du cerveau et de la moelle. Le grain de blé semé en terre ne peut produire sa germination, sa racine, sa tige et son épi qu'à cause d'une pareille disposition originelle. Les forces organiques terrestres perpétuent ainsi chaque espèce animale et végétale. C'est donc par l'entrecroisement du germe que se produisent l'équilibre et l'harmonie de toutes les forces organiques et animales de la création.
Source : Gallica

Pierre Thadée Collongues De la recherche du signe certain de la mort et de l'unité de la vie… (1893)

Il en résulte un mouvement vital continu et non interrompu qui explique la loi de l'unité de la vie ; laquelle, nous croyons, être une nécessité de l'entrecroisement des deux fluides nerveux qu'on ne peut, jusqu'à ce jour, ni séparer ni disjoindre. Ils forment dans leur union un cercle sans fin et sans solution de continuité et malgré la bilatéralité distincte des deux fluides, leur entrecroisement est entre eux cause d'un rapport mathématique de la vie, ce qui en constitue l'unité indissoluble. La mort de l'un entraîne celle de l'autre d'une manière fatale.
Source : Gallica

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