Neurophysiologie

Définition et enjeux

Portrait de Claude Bernard Claude Bernard Des fonctions du cerveau

II Les phénomènes métaphysiques de la pensée, de la conscience et de l’intelligence, qui servent aux manifestations diverses de l’âme humaine, considérés au point de vue physiologique, ne sont que des phénomènes ordinaires de la vie, et ne peuvent être que le résultat de la fonction de l’organe qui les exprime.
Nous allons montrer en effet que la physiologie du cerveau se déduit, comme celle de tous les autres organes du corps, des observations anatomiques, de l’expérimentation physiologique et des connaissances de l’anatomie pathologique.
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Portrait de Charles Debierre Charles Debierre Le Cerveau et la moelle épinière… (1907)

La sensation que le cerveau sensori-moteur a de son équilibre et qui lui permet de se défendre, est assurée non seulement par les sensations visuelles ou tactiles, mais par la cinesthésie générale dont l'exercice met le cerveau au courant des événements de toutes les parties du corps.
Le cerveau n'est, au fond, qu'un analyteur, qui retient parmi les chaos des choses, des modalités vibratoires dans l'espace et le temps, dont il fait un ensemble cohérent et commode pour sa propre vie, et la pensée n'est que la conséquence d'une rupture d'équilibre.
Source : Gallica

Joseph Renaut Le Neurone et la mémoire cellulaire… (1898)

Comment se font les associations fonctionnelles des neurones entre eux? Car, pour qu'une impression sensitive arrive du bout de notre orteil aux neurones de notre écorce cérébrale qui la perçoivent et la jugent, combien de neurones ne doivent-ils pas, comme en se donnant la main, faire la chaîne pour transmettre le courant? Et pour juger
cette sensation et décider du mouvement réactionnel qu'elle motive, comme aussi pour exécuter ce mouvement, combien de neurones encore ne doivent-ils pas s'associer synergiquement comme en conseil?
Source : Gallica

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