Résumé

Jules Luys Le Cerveau et ses fonctions, par J. Luys… (1878)

La vie morale de l'individu, les réserves de sa sensibilité intime, de son émotivité, ne se conservent donc à l'état de verdeur et d'intégrité, que par l'incessante activité de ses souvenirs, de son intelligence, et de la notion consciente des choses du monde extérieur.
Là où la mémoire et l'intelligence commencent à faire défaut, là où l'énergie de l'esprit s'émousse, la décadence de la sensibilité morale suit pas à pas les progrès de la décadence intellectuelle, et chez l'homme intellectuellement dégradé, il n'y a plus à compter que sur une moralité basse.
Source : Gallica

Jules Luys Le Cerveau et ses fonctions, par J. Luys… (1878)

C'est ainsi que la vue d'un paysage bien ensoleillé, émaillé de fleurs aux nuances multicolores, couvert de vertes prairies avec des horizons lointains, développe en nous des sentiments de satisfaction qui font que notre sensibilité est satisfaite et s'épanouit; — qu'un lieu sombre, resserré par de grands murs, privé de verdure, serre le cœur comme on dit, contriste le sensorium et développe en nous un sentiment répulsif bien légitime, partagé par tous.
Source : Gallica

Jules Luys Le Cerveau et ses fonctions, par J. Luys… (1878)

Comme toutes leurs congénères elles ont leur histoire, leur généalogie, leurs périodes de croissance et de décroissance ; elles sont soumises à des phases alternatives de repos et de travail et, comme elles, sont toutes douées d'une sensibilité histologique spécifique qui leur donne des caractères dynamiques tout à fait spéciaux.
C'est le sang seul qui les fait vivre et sentir, c'est lui seul qui, unique agent de leur incessante activité, se répand partout dans la trame du tissu nerveux et apporte avec lui les éléments de toute vie et de tout mouvement.
Source : Gallica

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