Résumé

Jules de Gaultier La dépendance de la morale et l'indépendance des moeurs (1907)

Sur le thème de l'idéalisme subjectif le plus étroit, j'ai pu me représenter un tel univers, me rendre compte de sa formation, assister à la genèse des divers phénomènes qui s'y manifestent. J'ai pu concevoir le monde comme un phénomène engendré par ma propre pensée et qui, impliquant, à la différence des rêves particuliers, en un même système d'images, l'universalité des mouvements de mon esprit, n'en laissant aucun sans emploi auquel il eût pu se heurter par la suite, ne comporte point de réveil, se confond, selon une identité absolue, avec le réel.
Source : Gallica

Jules de Gaultier La dépendance de la morale et l'indépendance des moeurs (1907)

Ne saurontils servir une réalité dont ils se connaîtront les inventeurs d'un zèle aussi efficace que celui dont s'enflammèrent leurs prédécesseurs à l'égard d'une vérité qui s'offrait sous un déguisement étranger ?
Le désir qu'une chose soit, parce qu'on l'aime et qu'on la veut, ne saura-t-il remplacer en bienfaisance la croyance qu'une chose est par la volonté divine ou en raison de la nature des choses? S'il en est ainsi, les hommes ne sauront-ils aimer et cultiver comme un moyen, au service du désir, les partis pris de la volonté?
Source : Gallica

Jules de Gaultier La dépendance de la morale et l'indépendance des moeurs (1907)

Une telle définition laisse croire à l'existence d'une réalité psychologique objective et fixe, indépendante de l'acte d'imagination par lequel l'homme se conçoit de telle ou telle sorte. Sous ce jour, le Bovarysme apparaît comme un fait d'aberration pur et simple et, dans l'écart qui se forme entre la réalité objective à laquelle on attribue une existence distincte et la fausse conception de lui-même où l'homme se complaît, viennent trébucher ou s'abîmer, en raison d'un élan qui n'atteint pas son but, tout le comique et tout le drame inclus dans l'existence.
Source : Gallica

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