“ Mais, avant de montrer comment le monisme peut se tirer honorablement au point de vue scientifique — quoique sans grande chance de convaincre ses adversaires — de ces difficultés sentimentales, je dois remarquer encore que, si le monisme a tant de peine à se faire admettre du plus grand nombre, c’est qu’il est en contradiction constante avec le langage même qui sert aux relations des hommes entre eux. ”
Monisme
Définition et enjeux
Le monisme désigne une position philosophique qui affirme l'unité indivisible de l'être, en opposition au dualisme et au pluralisme. Cette doctrine, initiée par Christian Wolff au XVIIIe siècle, a été approfondie par des penseurs tels que Spinoza, qui identifie la nature à une seule substance, ou encore par les naturalistes du XIXe siècle comme Ernst Haeckel, qui mettent l'accent sur la continuité entre l'organique et l'inorganique.
En s'appuyant sur des auteurs comme Parménide ou les stoïciens, le monisme examine l'unicité des principes fondamentaux, qu'il s'agisse de l'ontologie, de la métaphysique ou des rapports entre esprit et matière. Il crée ainsi un lien étroit entre philosophie et science, en rejetant toute distinction entre les domaines de la connaissance.
Citations sur le monisme
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ L’adhésion au transformisme même intégral se concilie de fait, chez bon nombre de naturalistes, avec la profession du spiritualisme et du théisme ; elle accompagne, chez d’autres, le monisme matérialiste le plus radical. ”
Charles-Émile Freppel,
Discours sur l'ordre monastique…
(1876)
“ Par vous, la création tout entière prendra une voix pour célébrer son auteur. Par vous, l'Eglise militante s'unira à l'Eglise triomphante dans les transports de l'éternel alléluia. Pour atteindre à la perfection, vous n'aurez pas à chercher vos moyens en dehors de cette œuvre de Dieu, qui est l'âme de la vie monastique; il vous suffira de monter par degrés cette échelle de la prière qui vous conduira jusqu'au sommet de la sainteté. ”
Jean-Joseph Rivaux, Vie de la révérende mère Saint-Jean… (1885)
“ Leur puissance de sanctification et de réhabilitation des âmes, le monastère et le couvent la doivent à leur vie d'innocence et de perfection, — à leur vie de prière, — de mortification ou d'expiation, — et de charité. Car, en ces quatre choses est le but essentiel, l'objet suprême de l'existence des moines et des religieux. Comme nous l'avons dit, la vie religieuse est la fleur du grand et bel arbre de l'Eglise, et la perfection chrétienne, qui est elle-même la plus suave fleur de l'Evangile, est son unique raison d'être. ”
François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières,
Lettre sur la mort de M. l'abbé Creisseil…
(1877)
“ Il me sembla que tout le passé monastique de notre pays ressuscitait sous mes yeux; et ce modeste compagnon du grand prédicateur de Paris ou de Toulouse, bien loin de lui par le génie et l'éloquence, si voisin de son âme par l'élévation, la suavité et l'énergie, m'apparut comme l'image et le type de tous les religieux, qui, depuis le XIIe siècle jusqu'à nos temps, ont, par l'étude et la prédication, accompli sur notre sol tant de grandes œuvres de conversion et de salut. ”
Em. Moitron, Saint Pourçain et son temps, coup d'oeil historique sur le Ve siècle (1908)
“ N'y a-t-il pas deux choses dant tout Ordre monastique parfaitement distinctes : l'Esprit de cet Ordre, et la condition humaine de ce même Ordre. Or, tout ce qui est humain est périssable... Ce n'est pas tel Ordre monastique qui est divin, mais uniquement l'Esprit monastique, l Esprit qui, dans l'Eglise de Dieu, groupe et guide certaines oeuvres dans la voie des Conseils évangéliques ; c'est cet Esprit, lui seul, qui est d'origine divine et qui, comme la sainte Eglise elle-même, ne périra jamais. Les moines, immortels comme les chênes, avait dit l'Orateur... ”
Joseph Félix, Saint Dominique et l'apostolat (1870)
“ L'ascétisme et la prédication, la vie monastique et la vie apostolique avaient, dans leur ensemble, marché dans l'Église sur deux lignes parallèles et dans des sphères distinctes, sans mêler leur action, ni confondre leurs rangs. Sans doute, à cette tradition séculaire, il y avait eu des exceptions illustres. Quelques moines, demeurés fameux, avaient été vus, sortant de leur cloître, d'autres de leur désert, à l'heure des grands dangers de l'Église et de la Chrétienté, pour défendre la foi menacée, et ranimer dans les âmes l'étincelle sacrée. ”
Histoire du monastère des religieuses carmélites de l'Avenue de Saxe… (1866)
“ Vous voulez savoir de moi, dit saint Bernard, pourquoi, parmi les divers exercices de pénitence, la profession monastique a obtenu cette prérogative, qu'on l'appelle un second baptême; je pense que c'est à cause du parfait renoncement au monde et de la singulière excellence de vie spirituelle qui, élevant cette sainte profession au-dessus de tous les divers genres de vie, rend ceux qui l'embrassent et s'y attachent semblables aux anges et fort différents des hommes ; elle répare en l'homme l'image de Dieu, en nous rendant conformes au Christ, à l'exemple du baptême. ”
François Laurent, Études sur l'histoire de l'humanité… (1855-1870)
“ En laissant de côté les excès ridicules ou impies, toujours est-il que le monachisme était l'idéal de la vie au moyen-âge. Cela est si vrai, qu'il absorba le christianisme et devint la religion par excellence. Les Pères de l'Église appelaient le monachisme philosophie chrétienne, et les moines les philosophes du christianisme. ”
François-Jules Demange, Impressions et souvenirs. Avec une lettre-préface de S. É. le cardinal Foulon… (1892)
“ Mais de Sion l'encens est monté jusqu'à Dieu. Où peut fleurir encor la vertu monastique, Il en sort des parfums jusqu'au toit domestique : Quels coeurs impunément en resteraient témoins? Qui fait le plus, enseigne à pratiquer le moins. Pour qui le juge à l'oeuvre et pour qui le contemple, Le moine est un miracle et sa vie un exemple. Et des blasphémateurs s'en viendraient triomphants, Grand Dieu! de telles mains arracher les enfants ! Puis encor cette guerre à notre âme meurtrie, Ils la font, disent-ils, pour sauver la patrie ! ”
J.-B. Buzy, Souvenir et adieu, antiquités religieuses et profanes… (1892)
“ Cloche du monastère, en votre écho lointain, Que dites-vous dès le matin ? Je dis qu'il faut prier le Dieu qui fait l'aurore, Qu'heureux sera le coeur qui l'aime et qui l'adore. J'éveille les chansons des oiseaux assoupis ; Je chante les jardins, les fleurs et les épis. J'annonce par ma voix que c'est Dieu qui promène Sa main sur les coteaux, son souffle sur la plaine. Je dis aux coeurs pieux que les clartés du jour Sont un reflet obscur du radieux séjour ; Et que, pour contempler l'immortelle lumière, Il leur faut jusqu'à Dieu monter par la prière. ”
Louis Petit, Vie de la mère Antoinette d'Orléans… (1880)
“ Enfin de même que Dieu, animant cet univers par sa présence, luit dans le soleil, éclaire dans les astres, échauffe dans le feu, produit dans la fécondité de la terre, et opère dans toutes les créatures, conformément à leurs qualités, il semblait que cette digne servante de Dieu fut présente dans toutes les officines du monastère, comme si le zèle qu'elle avait que l'observance fut exacte partout, lui eut donné des ailes pour la porter dans toutes les fonctions, quasi en un même temps. ”
François-Xavier Redon, Le révérendissime dom Marie Bernard… (1907)
“ Nous espérons que vous allez vous remettre vigoureusement à l'œuvre, que vous attirerez par votre zèle, votre ferveur et votre charité, la bénédiction de Dieu sur vous-mêmes, et sur votre Monastère ; que ne faisant désormais qu'un cœur et qu'une âme, vous courrez dans la voie des commandements de Dieu, et qu'en vous se vérifiera la parole de l'Apôtre: Spiritu ferventes, Domino servientes. C'est dans cette douce confiance, que nous vous bénissons tous paternellement et affectueusement dans le Seigneur. ”
Vie de la très révérende mère Thérèse de Bavoz… (1870)
“ Si l'on vous voyait vous excuser lorsque vous êtes reprises, vous fâcher des proclamations, montrer de la froideur à celles qui ont la charité de les faire; si, dis-je, un pareil esprit se glissait parmi vous, la prospérité de votre monastère serait moins à souhaiter que sa destruction. Nous sommes dans un siècle où l'on craint singulièrement ce qui humilie; mais vous qui êtes disciples de Jésus-Christ, mettez tout votre bonheur, toute votre gloire à marcher sur ses traces. ”
Lascasas, Une pensée à Notre-Dame-du-Chêne de Bar-sur-Seine… (1862)
“ Cette puissance de sanctification inhérente à la vie monastique, n'a pas pour elle seulement les faits, l'histoire et l'expérience, elle a les lumières de la raison agenouillée devant Dieu. Qu'est-ce qu'un saint? L'homme le plus rempli de l'esprit de Dieu. Qu'est-ce qui arrête le plus en nous l'effusion de l'esprit de Dieu? Les trois concupiscences. Qu'y a-t-il de plus opposé aux trois concupiscences? Les trois vœux de religion. Donc, l'état monastique est le plus propre à donner des saints. ”
Jean-Martial Besse, Les Moines d'Orient antérieurs au concile de Chalcédoine… (1900)
“ La règle, en organisant le monastère et la vie du religieux, ne fait que déterminer l'extérieur du monachisme. Les jeûnes, les veilles, la séparation du monde, la méditation des Ecritures, les prières et tous les exercices qu'elle impose, ne sont pas, en effet, le but de la vie monastique. Il ne faut voir là que des moyens efficaces pour conduire l'homme à une fin plus élevée et tout intérieure, que l'abbé Moïse appelait pureté du coeur ou charité1, et qui ne diffère point en réalité de la perfection évangélique. ”
Anatole France,
L’Étui de nacre
“ Ami Barnabé, reprit le moine, prenez garde à ce que vous dites. Il n’y a pas de plus bel état que l’état monastique. On y célèbre les louanges de Dieu, de la Vierge et des saints, et la vie du religieux est un perpétuel cantique au Seigneur. ”
Charles-Émile Freppel,
Discours sur l'ordre monastique…
(1876)
“ Le moine est l'homme de l'Eglise romaine. Assurément, Mes Frères, tout le peuple chrétien, prêtres et laïques, doit se rattacher à cette Eglise mère et maîtresse par le lien de la subordination. Tel est l'ordre divinement établi. L'Eglise universelle est comme une armée rangée en bataille, qui se meut à la voix d'un chef suprême, pour combattre l'enfer et le monde. L'objet de cette lutte, dans laquelle se résument toutes les choses d'icibas, c'est l'établissement du règne universel de Jésus-Christ. ”
Lascasas, Une pensée à Notre-Dame-du-Chêne de Bar-sur-Seine… (1862)
“ Votre monachisme, si apostolique qu'il soit, est une sottise que le droit de la nature a enterré; le sol que vous choississez comme théâtre de sa résurrection est un lieu sans éclat. Par le temps qui court, un personnel de moines-apôtres est introuvable dans nos contrées. Ce personnel, supposé Irouvable, a-t-il des chances de longévité dans la sympathie des populations ou dans celles de la loi? ”
Louis Paquelin, Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)
“ Autrefois, lorsque la société était imprégnée de l'esprit du christianisme, l'établissement d'un monastère était regardé comme un centre toujours actif de prière et d'adoration, comme une œuvre d'expiation, de réparation à Dieu et aux hommes, comme un refuge béni pour les âmes qui cherchaient à remplir ce vide que le monde, ses richesses, ses honneurs laissent toujours en elles, lorsqu'elles ne veulent ni s'étourdir, ni désespérer de la paix, du bonheur que seule prépare et assure la religion. ”
Anne-Séraphine Boulier, Annales du Monastère de la Visitation de Dijon… (1854)
“ Elle y découvre des motifs nouveaux de s'embraser de nouvelles flammes. L'œil de la foi y contemple ce que le ciel a de plus beau et le cœur y goûte ce que la gloire a de plus doux. Heureux le regard qui a vu sous ces voiles Jésus dans l'éclat de sa gloire! ”
Ernest Renan,
Études d'histoire religieuse
(1857)
“ Nous avons ici évidemment la dernière voix du monachisme dans sa forme antique et pure, avant la radicale transformation qu'il subit au milieu du XIIIe siècle : vie tranquille et assez libre, point de pratiques mesquines, la sainteté dans l'âme et non à l'extérieur. ”
Théodore Pavie,
Revue des Deux Mondes
“ La vie monastique ne peut s’établir qu’en vertu de certaines règles déterminées; de même aussi il y a, entre tous les cultes par lesquels l’homme s’efforce de se mettre en relation avec Dieu, des analogies, des similitudes qui sautent aux yeux. ”
George Sand,
Mademoiselle La Quintinie
“ «Monsieur l'abbé, quand vous voudrez que nous fassions un pas vers votre Église, commencez par nous faire voir un concile assemblé décrétant de mensonge et de blasphème l'enfer des peines éternelles, et vous aurez le droit de nous crier: «Venez à nous, vous tous qui voulez connaître Dieu....» Jusque-là, vous nous faites peur, et nous nous demandons si vous êtes des chrétiens et des hommes. Quant à votre Dieu impitoyable, nous jurons sur notre âme éternelle et sur notre Dieu sublime que nous le reléguons dans les ténèbres des premiers âges de l'humanité. ”
George Sand,
Un hiver à Majorque
(1869)
“ Il me venait donc encore à l'esprit de me méfier de ce qu'en d'autres temps j'eusse appelé les visions d'un cerveau enclin au merveilleux, et de me demander à quoi un moine pouvait être bon au fond de son monastère dans le siècle où nous vivons, après que les travaux , accomplis par les grands érudits monastiques des siècles passés ont porté leurs fruits, et lorsqu'il n'existe plus dans les couvents de trésors enfouis à exhumer pour l'éducation du genre humain ”
Athanase d’Alexandrie,
Vie de saint Antoine
“ Beau spectacle de la vie monastique. 41. Les monastères qui s’élevaient sur les montagnes ressemblaient à des tabernacles remplis de chœurs divins qui chantaient, étudiaient, jeûnaient, tressaillaient d’allégresse dans l’espérance des biens futurs. Ces religieux travaillaient des mains pour faire des aumônes ; ils s’aimaient les uns les autres et vivaient dans une parfaite concorde. On voyait là, dans ce coin du monde, la vraie patrie de la justice et de la piété. ”
François Laurent, Études sur l'histoire de l'humanité… (1855-1870)
“ Les clercs séculiers et les moines sont les uns et les autres les élus du Seigneur; mais en qualifiant les moines de clercs réguliers, l'Église elle-même reconnaît que la vie monastique est l'état normal de ceux qui ont la haute ambition d'atteindre la perfection en suivant les conseils de Jésus-Christ. Au moyen-âge, lorsque le monachisme était considéré comme réalisant la perfection chrétienne, l'on devait se demander, pourquoi les élus de Dieu n'étaient pas tous également parfaits. ”
Notre-Dame d'Yenne, considérations historiques… (1893)
“ Mais la cloche du monastère a sonné de sa voix grêle, et de tous les côtés, les Religieux accourent, se hâtant de répondre à son appel : c'est l'heure de l'office. Ils entrent gravement au choeur, se prosternent en baisant le sol, et se rendent à leurs stalles. De cette voix peu musicale qui est particulière aux Capucins, ils se mettent à chanter les louanges du Seigneur. Si par ses voeux et son éloignement du monde, le moine devient l'homme de Dieu, par l'office divin, il se fait le courtisan de Dieu. ”
Dominique Bernard, La Basilique primatiale de Saint-Trophime d'Arles (1893)
“ Césaire, évêque, à nos saintes et vénérables Soeurs du Monastère que nous avons fondé par l'inspiration et avec l'aide de Dieu. Puisque, dans sa miséricorde, Notre-Seigneur nous a inspiré la pensée et fourni les moyens de vous bâtir un monastère, fous devons maintenant vous marquer comment vous devez y vivre et, en nous inspirant de l'enseignement des Pères, nous vous avons tracé des règles qui, par la grâce de Dieu, seront le salut de vos âmes. ”
Max Valrey, Revue des Deux Mondes
“ Aux âges de foi, plusieurs d’entre ces femmes, aujourd’hui ennuyées inutiles et ridicules, eussent été adorées comme des saintes ; d’autres auraient gouverné de puissantes abbayes ; à presque toutes, la vie monastique eût assuré le repos de l’esprit, les mystiques extases de l’âme, les consolations du cœur, le respect, l’admiration de la plèbe laïque des fidèles. ”
Ricard de Saint-Hilaire, Le Moine et le Philosophe
“ Le moine reconnaissant l’œuvre du diable, recourut aux armes spirituelles, fit le signe de la croix, et bénit ces esclaves mutinés ; l’éclair est moins prompt... ; le blasphême expire dans leur bouche ; ils tombent aux genoux du missionnaire, et joignent leurs chants à ses chants. Ô quel spectacle sublime ! Poëtes, prosateurs, théologiens, prenez la plume, représentez le serf fustigé par le repentir, le péché fuyant devant la pénitence, et plus loin cette foule armée de piques et de fourches, oubliant sa rage, et chantant les louanges de Jehovah ! ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ L’esprit de prière, de recueillement, de silence, de mortification, d’édification publique, qui constitue le fond de la vie monastique, n’a jamais pu se concilier avec duités de ce genre de personnes dans les monastères. ”
“ Ô vous, disciples de l’Évangile éternel, pères spirituels du grand Amaury, de David de Dinant, de Pierre Valdo, de Ségarel, de Dulcin, d’Eon de l’Étoile, de Pierre de Bruys, de Lollard, de Wiclef, de Jean Huss, de Jérôme de Prague, et enfin de Luther ! moines qui avez compris l’égalité, la fraternité, la communauté, la charité et la liberté ! moines qui avez proclamé les éternelles vérités que l’avenir doit expliquer et mettre en pratique, et qui maintenant ne produisez plus rien, et ne pouvez plus rien comprendre ! ”
Louis Paquelin, Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)
“ DE L'INSTITUT DES RELIGIEUSES BÉNÉDICTINES DU SAINT-SACREMENT. LA MÈRE MECHTILDE DU SAINT SACREMENT. La prière incessante, publique et solennelle, dont le précepte a été renouvelé par l'Évangile, après s'être épanouie sous l'ancienne loi dans les psaumes dû roi-prophète, s'est perpétuée dans l'Église de Jésus-Christ par l'Ordre monastique. L'Égypte et l'Orient la virent fleurir sous les Pacôme et les Basile; l'Occident eut pour législateur de la vie religieuse saint Benoît. Tout le monde sait l'extension de sa règle dans le monde chrétien. ”
