Max Valrey, Revue des Deux Mondes (1862)
“ En été, la nuit venue, quand une brise chaude entrait par les croisées ouvertes, il arrivait souvent à Carnille de prendre Hermine par là taille et de l'entraîner doucement vers le piano; puis, après avoir posé, tout près d'elle, de grands vases pleins d'héliotropes, de jasmins et de tubéreuses, elle soufflait les bougies. — Chante, mon Bengali, ma petite Hermine, mon ange, disait-elle à son amie en l'embrassant. Cette obscurité, cette brise tiède, ces parfums, c'est Bourbon, vois-tu, c'est mon beau paradis ! J'étais si heureuse alors, je souffre tant aujourd'hui! ”
