Max Valrey

Élements biographiques

Max Valrey,  Revue des Deux Mondes

“ Après un moment d’hésitation, il se précipita aux pieds du lieutenant. — Pardonnez-moi ! pardonnez-nous !... dit-il d’une voix sourde et pleine de larmes.
Le père d’Hermine ne le repoussa pas. — Vous m’avez tué ! murmura-t-il en voilant ses yeux de sa main.
Jean restait agenouillé, il attendait son arrêt. — Obéissez à vos parens, reprit le lieutenant d’une voix qu’il s’efforçait de rendre ferme ; eux seuls ont le droit de disposer de vous. Vous n’êtes plus rien dans une famille que vous avez à jamais désolée.
— Et Hermine ?... cria Jean avec force. Hermine, que deviendra-t-elle ?...
”
Source : Wikisource

Max Valrey,  Revue des Deux Mondes

“ Les femmes ne sont pas libres de choisir leur destinée.
— Je le sais bien, répondit Jean. Les seules carrières ouvertes aux femmes, qu’on dit si faibles, sont les carrières qui exigent l’extrême effort physique ou l’extrême effort moral. Entre ces deux efforts, faites votre choix. Fortifiez votre âme, et soyez artiste.
— C’est impossible, dit Hermine. J’ai quelquefois pensé à tout cela, mais à Hennebon je ne puis rien entreprendre, ... rien, ... et je n’espère aucun changement dans ma vie.
— Pourquoi donc ? observa Jean. Partez pour Paris ; vous y trouverez votre amie la Ginevra.
”
Source : Wikisource

Max Valrey,  Les Filles sans dot, par Max Valrey… (1859)

“ C'est égal, je ne puis m'empêcher de trouver bizarre que moi, dont l'imagination est si ardente, le caractère si aventureux, la tête si pleine de rêves extravagants, je fasse un mariage de raison et de convenances; tandis que toi, si raisonnable, si calme, si aisément satisfaite, tu te trouves lancée en plein roman, car c'est un véritable héros que ton graveur poëte. Moi aussi j'aimerais la mer, le vent, les rochers, s'ils étaient animés par le coeur et par l'intelligence d'un homme comme M. Maurice. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature