Résumé

Max Valrey Marthe de Montbrun, première partie

« Quand donc pourrai-je lui parler ? » Dès que le chant eut cessé, il releva la tête, et vit Mlle de Montbrun traverser un salon où on jouait au whist et au boston, entrer dans un boudoir qui touchait à l’appartement de la baronne et en refermer la porte sur elle. Il éprouva un soulagement énorme : personne ne pouvait plus ni la voir, ni l’entendre, ni lui parler. Pendant cinq minutes, il promena autour de lui le regard joyeux d’un homme qui vient d’être délivré d’un cauchemar ; il s’aperçut alors que George n’était plus dans le salon.
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Max Valrey Marthe de Montbrun, première partie

Ne sachant que faire de lui-même. Manuel se mêla aux admirateurs empressés que la vicomtesse Julia savait retenir autour d’elle. Un nouveau supplice l’attendait là.
La vicomtesse n’avait rien épargné pour captiver Manuel ; mais avec le tact que possèdent toutes les femmes coquettes pour apprécier le degré précis d’admiration qu’on accorde à leurs charmes, elle avait depuis longtemps reconnu qu’elle prodiguait inutilement ses plus séduisans sourires et ses toilettes les plus inimitables. Le dépit qu’elle en ressentit augmenta sensiblement, quand elle crut découvrir que Manuel aimait Marthe.
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Max Valrey Marthe de Montbrun, première partie

Bon nombre d’entre eux, auxquels les terres de la baronne auraient été d’un grand secours pour relever l’éclat d’une maison jadis florissante, avaient vu leurs prétentions à la main de Marthe absolument repoussées, après s’être résignés pendant des mois entiers à des dépenses exorbitantes de gants jaunes, de cravates multicolores et de complimens mythologiques.
Quand Manuel vit Mlle de Montbrun quitter le piano, il se leva et suivit d’un regard anxieux tous ses mouvemens. Bientôt il se rassit avec colère : elle s’apprêtait à chanter un second duo avec George Servet.
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