Hégésippe Moreau

Hégésippe Moreau

Résumé

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Le Neveu de la Fruitière

Le père Lazare, voyez-vous, était un de ces cuisiniers renforcés et fanatiques, qui regardent leur métier comme le premier de tous, comme un art, comme un culte, dont la main est posée fièrement sur un couteau de cuisine comme celle d’un pacha sur son yatagan ; qui dépouille une oie avec l’air solennel d’un hiérophante consultant les entrailles sacrées, battent une omelette avec la majesté de Xerxès fouettant la mer ; qui blanchissent sous l’inamovible bonnet de coton, et tiendraient volontiers, en mourant, la queue d’une poêle, comme les Indiens dévots tiennent, dit-on, la queue d’une vache.
Source : Wikisource

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau Le Neveu de la Fruitière

« Mon Dieu, mon Dieu ! il va tomber », — s’écriait alors la bonne Marthe qui suivait l’écuyer des yeux ; mais elle lui voyait bientôt dompter, diriger, éperonner son manche à balai avec toute la dextérité et l’aplomb d’une vieille sorcière, et, rassurée, lui souriait de sa fenêtre comme une reine du haut de son balcon.
Cet instinct belliqueux ne fit qu’augmenter avec l’âge. Si bien qu’à dix ans, il fut nommé, d’une voix unanime, général en chef par la moitié des bambins de Montreuil qui disputaient alors, séparés en deux camps, la possession d’un nid de merle.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature