Résumé

Notice pour servir à mes mémoires… (1819)

Personne n'ignore que l'hymen est généralement un joug pesant qui ne s'allégit que par la douceur du caractère d'une femme, et qu'un mari moral et raisonnable (ainsi que je l'eusse été avec tout autre qu'elle) , dégagé de la fougue des passions, trouvant le bonheur dans la paix domestique et ces plaisirs calmes qui l'attachent à l'ordre, stimulent son courage par son intérêt, lui permettent de se livrer à l'espérance
de 1 avenir, et adoucissent, soit par des conseils tempérés, soit par le baume des consolations, les plaies déchirantes des épines de la vie.
Source : Gallica

Notice pour servir à mes mémoires… (1819)

Non, je veux, à mon tour, pour le peu de vie qui me reste, satisfaire mes goûts , mes fantaisies; et lorsque je suis mal payé de ce que j'ai fait pour les autres, faire au moins quelque chose pour moi. Quand je ne serai plus, il lui restera plus qu'elle n'a apporté dans la communauté, plus et beaucoup plus qu'elle ne mérite ; et puisque ce n'est que dans mon atelier que je trouve un peu de tranquillité, puissé-je y finir d'une apoplexie foudroyante, afin de n'avoir pas besoin de soins qui me se, raient importuns de sa part.
Source : Gallica

Notice pour servir à mes mémoires… (1819)

Tous ces propos devinrent si ostensibles et si publiés, qu'ils parvinrent même à son frère ainsi qu'à moi; mais la considération publique et la crainte d'y donner de la consistance seuls, me retinrent.
Dans tout cela, le neveu ne put ignorer ces propos ; il devait donc par honneur et par délicatesse, ainsi que par devoir envers moi, cesser cette assiduité auprès d'une femme qui devait peu lui agréer par une conduite au moins très-inconséquente et par un caractère aussi difficile. Il devait, dis-je, se loger dehors
Source : Gallica

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