Résumé

Michel-Nicolas Balisson de Rougemont Le bonhomme ou Nouvelles observations sur les moeurs parisiennes au commencement du dix-neuvième… (1818)

Un rayon de plaisir brilla dans ses yeux, qui parcouraient avec avidité ce fortuné billet. « Oh! mes amis! » s'écria-t-il d'une voix étouffée après avoir fini; il ne put achever et fut obligé de s'asseoir; il suffoquait de joie.
La société le contemplait avec étonnement.
Tout-à-coup il se leva, congédia poliment le domestique , le reconduisit même jusqu'à la porte en lui remettant sa bourse, que celui-ci hésitait à prendre , et qu'il n'accepta qu'après une seconde invitation.
Le valet était à peine sorti que M. R.
nous réunit tous pour entendre la lecture de ce
singulier message.
Source : Gallica

Michel-Nicolas Balisson de Rougemont Le bonhomme ou Nouvelles observations sur les moeurs parisiennes au commencement du dix-neuvième… (1818)

Enchantée de cette prévenance , ma femme dévora les chefs-d'œuvre de sa nouvelle amie.
Elle donna des larmes aux malheurs des Eulalie, des Clara, des Palmyra, et prit goût aux événemens extraordinaires. Le romanesque devint bientôt sa passion favorite , et le moindre accident imprévu prit à ses yeux la couleur d'une aventure. Tel était son goût pour les catastrophes , qu'elle me reprocha sérieusement un jour de ne l'avoir pas enlevée avant la noce, et qu'elle m'assura que si le Ciel lui avait donné
une fille , elle ne lui aurait laissé épouser qu'un homme qui l'eût aimée extraordinairement.
Source : Gallica

Michel-Nicolas Balisson de Rougemont Le bonhomme ou Nouvelles observations sur les moeurs parisiennes au commencement du dix-neuvième… (1818)

Le plus petit nombre usent dans le travail des jours que leurs aînés consacrent au plaisir. Si l'on en croit les derniers , ils sont les plus malheureux de la famille. Qu'ils m'expliquent donc comment il se fait qu'ils en sont toujours les plus gais.
La distance des rangs, la différence des situations n'en a mis aucune dans l'amitié que je porte et dans les soins que je rends à tous mes parens. Je crois que je les vois et que je les aime non parce qu'ils sont riches ou puissans, mais parce qu'en général je les trouve honnêtes, estimables.
Source : Gallica

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