Charles Magnin, Revue des Deux Mondes
“ Faut-il condamner à n’être qu’une adorable furie cette actrice pleine d’avenir qui joue chaque jour avec tant d’ame et de charme Pauline et Monime ? Assurément, dans ce délicieux rôle de Monime d’un dessin si suave, d’une expression si douce, d’une douleur si résignée et si modeste, il n’y a pas la moindre trace de sentimens amers ; et cependant quelle actrice l’a jamais rendu mieux que Mlle Rachel ? Est-il possible, tout en le préservant avec un art infini de la monotonie qui est son écueil, de lui mieux conserver toute sa perfection idéale et, si j’ose le dire, toute sa chasteté attique ? ”
