Eugène Le Roy,
Les Gens d’Auberoque
(1906)
“ Après avoir fait le tour de la vieille forteresse, la châtelaine monta au donjon, massive tour carrée qui s’élevait au milieu de la cour intérieure et dépassait de trente pieds les autres ouvrages de l’enceinte. De la plate-forme, on avait la plus magnifique vue du Périgord. Par-dessus l’immense cirque de collines en amphithéâtre qu’on voyait d’en bas, le regard s’étendait au loin, découvrant les châteaux campés à la cime des puys escarpés, les maisons accrochées au flanc des coteaux, les villages sur les croupes, et les combes restées dans l’ombre tandis que le soleil éclairait les faîtes. ”
