Résumé

A. Audiganne Le Métayage et la Culture dans le Périgord…

Si aucun chef de corps, depuis les guerres de république et de l’empire, n’a mieux su enlever ses troupes, aucun propriétaire périgourdin n’a mieux su se faire écouter du laboureur. Aussi son nom est-il resté partout sous le toit des métayers de la Dordogne comme il est partout dans les bivouacs d’Afrique. Cette influence du maréchal Bugeaud l’aurait puissamment aidé, s’il avait pu appartenir plus complètement et plus longtemps à la vie rurale, à développer les ressources du Périgord, dont il comprenait si bien les besoins, et à seconder la réforme du contrat de métayage.
Source : Wikisource

A. Audiganne Le Métayage et la Culture dans le Périgord…

Tant qu’il n’y avait point de progrès agricole, point de renouvellement dans les procédés, point d’essais d’aucune sorte, des conditions immuables ne froissaient aucun intérêt. Il peut en être encore ainsi dans certains pays chauds, dans quelques régions du midi de l’Europe où la terre, agissant presque d’elle-même, ne prélève qu’un faible tribut sur le travail de l’homme. En France au contraire et à l’heure qu’il est, la grande difficulté consiste à concilier la base du métayage avec la nécessité des transformations qui s’imposent aux agriculteurs.
Source : Wikisource

A. Audiganne Le Métayage et la Culture dans le Périgord…

Dès lors, pour stipuler le partage par moitié, le contrat de métayage est obligé de partir de cette hypothèse tout empirique, que la valeur du travail de l’homme appliqué à l’exploitation du sol est égale à la moitié du produit brut, et par contre que la force productive de la terre correspond exactement à la valeur du labeur humain. Dès que les deux contractans, celui qui fournit le sol et l’outillage et celui qui fournit ses bras et son industrie, donnent autant l’un que l’autre, la division des fruits en deux parts égales ne soulève aucune objection.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature