Résumé

Louis Bignon Le métayage et le fermage : étude comparative… (1867)

Le fermier, comme tous ceux qui prennent l'engagement de payer une somme à une époque déterminée, tient à s'acquitter et, de plus, à faire un bénéfice. Il agit sous l'influence de cette idée fixe, qu'il faut payer le propriétaire et songer à l'avenir de sa famille. Un stimulant énergique le pousse à améliorer sa culture, à faire rendre à la terre le plus possible ; de sorte que chaque augmentation du fermage correspond à un progrès de l'agriculture. L'un ne va pas sans l'autre, sinon le fermier ne pourrait plus satisfaire à ses obligations.
Source : Gallica

Louis Bignon Le métayage et le fermage : étude comparative… (1867)

Dans le métayage, le but et l'intérêt de chacun des associés sont différents.
Le but du propriétaire qui administre en bon père de famille n'est pas seulement de retirer un profit annuel : une louable pensée d'avenir le poursuit. Il cherchera à ménager ses ressources, à augmenter continuellement la valeur de son capital, à accroître, en un mot, sa fortune. Il ne craindra pas de sacrifier un peu le présent ; il ne reculera pas devant une diminution momentanée de son revenu, s'il a l'espoir d'en recevoir un jour la récompense.
Source : Gallica

Louis Bignon Le métayage et le fermage : étude comparative… (1867)

Que le bon métayage puisse convenir pour une exploitation de fantaisie à ceux qui font de l'agriculture par délassement d'occupations plus importantes, absorbant la majeure partie de leur temps, rien de mieux ; mais avec une demi-présence, une demi-intervention, ils n'auront qu'un demi-succès. Ce n'est pas là qu'est le progrès. Il est dans l'action libre, énergique du cultivateur, propriétaire ou fermier, stimulé par l'intérêt personnel au succès d'une opération dont seul il a la responsabilité, et dont seul il recueillera les fruits.
Source : Gallica

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