Adrien de Gasparin

Adrien de Gasparin

Résumé

Portrait de Adrien de Gasparin Adrien de Gasparin Mémoire sur le métayage (1853)

Passage de la culture servile A la culture par métayer.
Si le passage du métayage au fermage est un progrès désirable, je pense que les pays qui vivent encore sous le régime de la culture servile, ou celle des corvées, n'en feraient pas un moins important en adoptant le métayage. Dans ce moment où la civilisation menace de toutes parts la servitude, où l'opinion publique, bien moins encore que la nécessité, conspire à la détruire, il ne peut être indifférent d'examiner les meilleurs moyens de rendre sa suppression utile à la fois aux serfs et aux propriétaires.
Source : Gallica

Portrait de Adrien de Gasparin Adrien de Gasparin Mémoire sur le métayage (1853)

Rien de pareil n'a lieu dans une manufacture. Aussi n'a-t-on jamais vu conclure de bail d'un tel établissement; l'incertitude la plus grande règne sur les résultats des entreprises industrielles. Ainsi, il peut être facile d'apprécier la part qui revient au propriétaire de terres et à son métayer ou à son fermier; mais qui pourrait faire tomber d'accord des ouvriers et des fabricants sur la part proportionnelle qui sait attribuée au capital et au
travail?
Source : Gallica

Portrait de Adrien de Gasparin Adrien de Gasparin Mémoire sur le métayage (1853)

L'effet que redoutent le plus les propriétaires dans le métayage, c'est l'incertitude de la valeur annuelle de la rente. En effet, elle varie à la fois comme la masse des récoltes et comme leur prix.
Elle subit donc une alternative continuelle de hausse et de baisse, qui ne permet jamais d'établir les calculs économiques d'une famille sur des bases solides ; ce n'est que par un grand esprit d'ordre que, dans ces alternatives d'aisance et de gêne, on peut niveler ses dépenses sur un taux moyen, en économisant sur les bonnes années de quoi pourvoir au déficit des mauvaises.
Source : Gallica

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