Émile Damourette

Résumé

Émile Damourette Calendrier du métayer (1860)

Les paysans ne trouvent jamais leurs domaines assez étendus. Car, dans bien des cas, le revenu d'une propriété a augmenté, dans une très-forte proportion, par le seul fait de sa division en plusieurs métairies.
A toutes les personnes qui, en qualité de fermiers ou de propriétaires, songent à se mettre à la tête d'une exploitation et à y pratiquer la culture la plus intensive, tous les auteurs font la même recommandation : mesurer exactement l'étendue aux ressources disponibles, non-seulement en bras et en argent, mais encore en activité et en aptitude.
Source : Gallica

Émile Damourette Calendrier du métayer (1860)

L'action combinée de la pluie, du soleil et de la gelée remplace si bien celle de la herse et du rouleau, que l'on ne fait jamais, en pareil cas, suivre la charrue par ces instruments. C'est même l'action de ces agents atmosphériques qui constitue l'avantage sérieux des façons d'hiver. Lors des ensemencements de printemps, une simple culture au scarificateur, qui coûte beaucoup moins qu'un labour à la charrue, met les terres ainsi labourées à l'automne dans un bien meilleur état que si on les travaillait seulement dans cette saison.
Source : Gallica

Émile Damourette Calendrier du métayer (1860)

En effet, quelle satisfaction ne ressentira pas le père de famille en visitant ses granges et ses cours III à meules, remplies des produits d'une riche moisson; en parcourant ses fenils insuffisants pour contenir tous ses fourrages, espoir d'une énorme production de bétail et d'engrais ! Mais, la moindre négligence peut être funeste, il ne faut pas oublier que rien ne peut ici, pas plus que dans tant d'autres détails de culture, remplacer l'œil du mettre. Il faut encore que le cultivateur sache se multiplier et communiquer son ardeur, active et réfléchie, à tous ses ouvriers.
Source : Gallica

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