J.-Eugène Defranoux

Résumé

J.-Eugène Defranoux,  École préparatoire du laboureur… (1859)

“ Fais des chemins, plante des haies, creuse des fossés, crée des canaux d'irrigation, défriche le terrain improductif, déterre et prépare des amendements, et porte au fumier.
Lis et commente, à la veillée, le livre d'agriculture rempli d'adages.
Dieu donne à l'instrument manié avec ardeur, le don de miracle.
Ce n'est pas la terre ni la bête de labour qui ne vaut rien ; c'est toi.
Travailler est fumer.
Semer est récolter.
Récolter est pouvoir se passer de l'emprunt.
Malheur au laboureur qui préfère le fusil ou la ligne à la charrue.
”
Source : Gallica

J.-Eugène Defranoux,  École préparatoire du laboureur… (1859)

“ Plante, car il faut à ton foyer une bûche pétillante, à tes troupeaux et à toi-même de l'ombre, a la vallée un abri contre le vent, au sol en pente un hallier qui en retienne les terres, à la lande un bois qui lui donne de l'humus, à la source une forêt qui l'alimente, et au sol nu une couche de terre capable d'absorber, comme une éponge, l'eau qui rend le torrent dévastateur. ”
Source : Gallica

J.-Eugène Defranoux,  École préparatoire du laboureur… (1859)

“ L'agriculture et l'industrie, au lieu de s'exclure, se prêtent un mutuel appui.
L'industrie que nourrit la terre ne peut s'étendre sans l'agriculture.
Plus la première prendra de bras à la seconde, plus celle-ci aura de machines à créer ou de procédés à perfectionner, et plus le désert aura chance d'être habité et productif.
L'industrie ne s'étendra indéfiniment que s'il en est de même de l'agriculture qui nourrit les multitudes que celle-là emploie, et lui fournit les matières premières dont elle a besoin.
Sans le bon laboureur la famine viendrait.
”
Source : Gallica

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