Résumé

Hyacinthe Daudin Le Nouveau Théâtre d'agriculture… (1864)

Toutes ces jolies plantes et beaucoup d'autres plus modestes, heureusement inoffensives, ont pris définitivement possession des lieux cultivés. Elles attestent, dans leur grâce charmante, cette puissance créatrice qui a semé partout ses merveilles, et qui a su embellir de ses dons, même les terrains sans cesse remués par le travail du laboureur. C'est en vain qu'il s'efforce à bannir de son champ toute plante autre que celles qui sont l'objet de ses soins; il en est qui lui échappent, et qui renaissent chaque année, plus belles et plus dignes d'être admirées.
Source : Gallica

Hyacinthe Daudin Le Nouveau Théâtre d'agriculture… (1864)

Un vent frais du nord ou du nordest a refroidi l'air; la sécheresse de l'atmosphère,
l'absence de toute rosée pendant la nuit, arrêtent la végétation. Alors tout souffre, tout languit dans les champs et dans les jardins : les céréales d'hiver ont peine à monter en épis ; les avoines et les légumineuses de printemps prennent une teinte rouge et cessent de croître ; les fleurs des arbres se flétrissent et tombent, ou leurs pétales se replient sur eux-mêmes, roussis et comme brûlés, enfermant dans leurs plis des larves d'insectes qui rongent le fruit avant qu'il soit noué.
Source : Gallica

Hyacinthe Daudin Le Nouveau Théâtre d'agriculture… (1864)

Alors on met le feu aux mottes de terre séchées qui couvrent le sol. — Ces vastes superficies de tourbières qui brûlent répandent d'épaisses colonnes de fumée que le vent du nord pousse sur la moitié de l'Europe, jusqu'à Paris, jusqu'en Suisse et même jusqu'à Vienne. Tout à coup, l'atmosphère perd sa pureté, tous les objets prennent une teinte bleuâtre; le soleil, dépouillé de ses rayons, ressemble à un disque de fer rouge, dont l'œil supporte facilement l'éclat adouci.
Source : Gallica

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