J.-Eugène Defranoux

Élements biographiques

J.-Eugène Defranoux École préparatoire du laboureur… (1859)

Fais des chemins, plante des haies, creuse des fossés, crée des canaux d'irrigation, défriche le terrain improductif, déterre et prépare des amendements, et porte au fumier.
Lis et commente, à la veillée, le livre d'agriculture rempli d'adages.
Dieu donne à l'instrument manié avec ardeur, le don de miracle.
Ce n'est pas la terre ni la bête de labour qui ne vaut rien ; c'est toi.
Travailler est fumer.
Semer est récolter.
Récolter est pouvoir se passer de l'emprunt.
Malheur au laboureur qui préfère le fusil ou la ligne à la charrue.
Source : Gallica

J.-Eugène Defranoux École préparatoire du vigneron et de l'horticulteur en ce qui concerne la culture… (1872)

Cependant, abandonnée à elle-même, la vigne devient bientôt un massif de verdure où l'air et la lumière ne peuvent entrer assez abondamment pour faire mûrir de bonne heure et d'une manière uniforme les fruits qu'elle a produits.
Bien plus, elle grandit si prodigieusement, que les grappes de sa partie la moins rapprochée du sol, si elle a pour appui la carcasse d'un chêne gigantesque, ne peuvent, même dans nos contrées les plus chaudes, parvenir à maturité.
De là, nécessité absolue de la soumettre à une taille qui ne soit ni trop sévère, ni trop généreuse.
Source : Gallica

J.-Eugène Defranoux Aux vignerons ! Procédés surprenants de propagation et de plantation de la vigne (1864)

Nous voulons voir, disent nos contradicteurs, la bouture verticale mise à même d'imiter la semence étendant sous le sol, à peu de profondeur, ses rudiments de racines, et, à l'air, sa tige, ce qui implique, pour la bouture, un enfouissement à 10 centimètres seulement.
Rien de plus juste, si, ne vous imitant pas, on opère, non en mai, mais à la même époque que la nature, qui, soit dit en passant, perd, par sa manière de semer et d'enterrer, de prodigieuses quantités de semences.
Source : Gallica

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