Replantation

Définition et enjeux

G. Gailhard Catéchisme agricole, destiné spécialement à l'enseignement de l'agriculture dans les écoles… (1868)

R. Le matin, on arrose le semis pour que les racines se détachent aisément du sol ; dès que les pieds sont arrachés, on les dépose dans un panier recouvert d'un linge mouillé, en ayant soin de ne pas faire tomber la terre qui adhère aux racines. Dès que le panier est plein, on le recouvre à l'aide d'un autre linge mouillé et on l'envoie aux planteurs. Il est indispensable que la transplantation se fasse immédiatement après l'arrachage ; et, pour ne pas apporter le moindre retard, on prépare le sol à l'avance et l'on a un nombre suffisant d'ouvriers.
Source : Gallica

Portrait de François Rozier François Rozier Cours d’agriculture

Pendant les deux premières années, après la transplantation, laissez pousser toutes les branches, sans les retrancher sous prétexte de former la tige de l’arbre. À la troisième année, supprimez celles qui ont poussé pendant la première ; à la seconde, celles de la troisième, & ne conservez que celles de la tête ; par ce moyen la tige prendra une forte consistance, elle formera une belle tête, & n’aura pas besoin de tuteur, parce qu’elle ne sera pas effilée. La nature a mis un équilibre entre les branches & les racines. Plus vous retranchez les premières, plus vous appauvrissez les secondes.
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Portrait de François Rozier François Rozier Cours d’agriculture

Lorsque par la transplantation on veut couvrir une montagne, un champ, &c. on aligne les trous qu’on a faits à la pioche, & on plante les sujets ordinairement en quinconce. Il est prudent de multiplier les trous, parce qu’il vaut mieux dans la suite supprimer que replanter. J’aimerois mieux planter par places dans une très grande étendue, que de couvrir entièrement le terrain. Une fois que ces arbres auront fleuri & grainé, ils sèmeront naturellement tout leur voisinage.
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