Frédéric Bère

Les tabacs (1895)

Résumé

Frédéric Bère Les tabacs (1895)

La culture du tabac est donc soumise à des règles étroites, qui sont à peu près les mêmes en tous pays ; non seulement l'expérience et la pratique sont nécessaires pour former de bons planteurs, sachant choisir les terrains convenables, faire en temps utile les opérations que nous avons décrites, distinguer sur le semis, puis sur la plantation, les plantes susceptibles d'un bon développement, effectuer à propos et dans des mesures convenables les arrosages, les fumures, reconnaître les caractères de la maturité, diriger la dessiccation, mais le secours de la science est particulièrement utile.
Source : Gallica

Frédéric Bère Les tabacs (1895)

Le premier soin qui s'impose à un véritable fabricant est le choix des matières. Déjà, nous l'avons dit, tel tabac, propre à fabriquer du tabac à fumer, convient moins pour la fabrication des cigares, et est tout à fait impropre à la fabrication de la poudre à priser ou à celle des tabacs à mâcher ; l'inverse est encore plus vrai, s'il est possible. Pour la cigarette, pour la pipe, pour le cigare, on doit rechercher des espèces légères, bien combustibles, avoir égard à la coloration, à l'arome ; pour la poudre, au contraire, il faut des feuilles fortes, corsées, d'un arome différent.
Source : Gallica

Frédéric Bère Les tabacs (1895)

Tous ces détails de pratique doivent être connus du fabricant et de la cigarière. Ils n'intéressent qu'indirectement le fumeur qui juge seulement le résultat, mais ils montrent quels soins doivent être apportés dans la confection. Le consommateur n'en a généralement qu'une idée vague ; les connaissant un peu mieux, il pourra peut-être apprécier à l'avance les qualités ou les défauts d'un cigare.
S'il est vrai que la qualité d'un cigare provient principalement de la nature, du tabac qui le compose, la confection a cependant une influence très sensible sur la valeur du cigare.
Source : Gallica

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