Jean Clément Prieur

Élements biographiques

Jean Clément Prieur Étude sur la viticulture et sur la vinification dans le département de la Charente (1867)

Au nombre des circonstances qui peuvent, en dehors du climat, influer sur la prospérité d'un vignoble, nous placerons presque sur la même ligne les suivantes : la fécondité du sol, la qualité des produits, les débouchés commerciaux. Lorsque ces trois conditions sont réunies, c'est-à-dire là où la nature s'est montrée prodigue et l'administration vigilante, tout ne dépend plus que du plus ou du moins d'intelligence dans les soins et les travaux de toute nature que la vigne exige de la part des vignerons pour procurer un maximum de revenus agricoles qu'aucune autre culture ne saurait atteindre.
Source : Gallica

Jean Clément Prieur Étude sur la viticulture et sur la vinification dans le département de la Charente (1867)

Si, en effet, tel pays peut produire naturellement et sans efforts les céréales, n'est-il pas évident qu'il y aura avantage à consacrer son sol à cette culture plutôt que de le violenter pour lui arracher en efforts onéreux et souvent stériles un produit pour lequel il n'a aucune affinité? Si dans telle contrée la vigne, malgré les soins dispendieux qu'elle exige, a peine à mûrir ses fruits et ne donne qu'un vin détestable et délaissé du commerce, n'est-il pas évident encore que s'engager dans cette voie ce serait méconnaître ses intérêts et faire peu de cas des leçons de l'expérience?
Source : Gallica

Jean Clément Prieur Étude sur la viticulture et sur la vinification dans le département de la Charente (1867)

La connaissance des cépages est la plus importante de celles que doit posséder un viticulteur, et cependant c'est une des plus rares. Il ne suffit encore pas de distinguer à première vue tel cépage de tel autre, il faut connaître ses qualités spéciales et ses aptitudes ; il est tel cépage qui s'accommode de la taille courte, alors que l'autre donnerait, ainsi traité, des produits insignifiants. Le degré glucométrique qui décèle la richesse d'un vin peut varier avec les cépages de 5° à 12°, et cependant la culture du plus fin cépage n'est pas plus onéreuse que celle du plus grossier.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature