Métayer

Définition et enjeux

Th. Pavie,  Marie la Fileuse, récit du Bocage

“ Il y a ainsi dans la vie des momens solennels où tout inquiète ; on hésite, et pourtant on va droit à son but, bien que l’on sente qu’il s’agit de jouer son repos à pile ou face. Arrivé à la barrière de la prairie, le métayer remarqua sur l’herbe l’empreinte des pas traînans de la vieille folle. Il suivit cette trace, qui le conduisit, comme il l’avait prévu au pied du rocher. Les ronces en recouvraient la base, et rien ne trahissait aux regards les plus attentifs l’existence d’une ouverture dans laquelle une main humaine pût s’introduire. ”
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Paul Raveau,  L'agriculture et les classes paysannes… (1926)

“ Le métayer, au XVIe siècle, était un laboureur de la paroisse ou d'une paroisse voisine, propriétaire d'une tenure d'une étendue plus ou moins considérable (reste de la division territoriale à l'époque féodale) , et toujours, nous l'avons dit, à la tête de nombreux troupeaux. En prenant possession de la métairie, le métayer apportait la moitié des animaux de travail ; aussi bien que la moitié des animaux de rente, veaux, vaches et moutons, formant le surplus du cheptel vif. ”
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Portrait de Paul Leroy-Beaulieu Paul Leroy-Beaulieu,  Essai sur la répartition des richesses

“ Le métayer se contente, d’ordinaire, de vivre pauvrement, au jour le jour, dans sa métairie, consommant en nature la totalité ou à peu près de la part qui lui revient, du seigle, des châtaignes, du cidre, un peu de lard, quelques légumes. Dans cette vie végétative où le souci du lendemain est à peine éveillé, le métayer élève de nombreuses familles ”
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