Résumé

Abbé L'Internationale et le christianisme (1872)

Le travail, en effet, c'est l'action de l'homme, et l'action de l'homme, c'est l'homme lui-même agissant; son travail c'est donc son existence, c'est sa vie. S'emparer du travail de l'homme, par conséquent, de quelque manière que ce soit; spéculer sur ses sueurs pour en bénéficier, c'est s'emparer de l'homme lui-même, c'est le faire servir. Or, la marche et les progrès de l'industrie moderne ont amené ce grand résultat, que des deux agents de la production, le capital et le travail, le premier a acquis et acquiert tous les jours une prédominance plus irrésistible sur le second.
Source : Gallica

Abbé L'Internationale et le christianisme (1872)

Certes, nous sommes loin de prétendre que le capital ne doive rapporter aucun intérêt. Par là même qu'il contribue à la production de la richesse, il a droit de participer à la répartition des bénéfices. L'intérêt est juste et nécessaire : Nécessaire, car si le capitaliste n'a aucun avantage à prêter son argent, il le gardera chez lui, et sans capital, point d'industrie possible. Juste, car le capital c'est du travail passé, c'est-à-dire de la vie réalisée et non consommée, comme la plante est la réalisation des sucs de la terre et des éléments de l'air.
Source : Gallica

Abbé L'Internationale et le christianisme (1872)

On objectera, peut-être, que le capital dans l'industrie courant des risques et des périls, doit avoir des garanties et quelques avantages. Mais l'ouvrier qui s'adonne à une industrie, ne court-il pas lui aussi des risques et des périls ? Si l'industrie vient à tomber ou seulement à chômer, s'il y perd la santé ou qu'il en sorte mutilé, si une invention nouvelle vient réduire le travail, n'est-il pas exposé à vivre dans la misère, à végéter peut-être pendant de longues années, et par conséquent ne faudrait-il pas qu'il eût, lui aussi, ses garanties et ses avantages ?
Source : Gallica

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