Résumé

Charles-J.-B. Lebrun Appel aux travailleurs. La loi sur les syndicats professionnels et l'association coopérative… (1882)

Le salaire a cet avantage, qu'il échappe aux risques de l'entreprise, qu'il est dû et payé, avant le résultat total et final de l'opération industrielle à laquelle le travailleur a collaboré.
Mais la concurrence l'amoindrit et le chômage le fait disparaître ; d'où l'incertitude du lendemain, la souffrance, la misère, la faim avec ses tortures, et quelquefois la ressource humiliante et insuffisante de la charité publique.
Mais le travailleur ne veut pas de la charité ; il est homme, il est citoyen; il est l'égal du capitaliste, entrepreneur ou patron
Source : Gallica

Charles-J.-B. Lebrun Appel aux travailleurs. La loi sur les syndicats professionnels et l'association coopérative… (1882)

La nature, sauf en quelques climats privilégiés, ne nous offre les êtres, les productions animales ou végétales, qu'à l'état de demi-satisfaction, de demiutilité. Le travail doit intervenir pour les façonner, les approprier, en faire des objets de consommation.
Mais le travail exige l'effort intellectuel et musculaire ; le travail est une peine, une fatigue. L'homme cherche donc à le reporter, à s'en décharger sur ses semblables ou sur la nature.
S'en décharger sur la nature, c'est appeler à son aide les forces naturelles et les atteler à la production
Source : Gallica

Charles-J.-B. Lebrun Appel aux travailleurs. La loi sur les syndicats professionnels et l'association coopérative… (1882)

L'homme n'arrive à la liberté que par la propriété, le capital, la richesse.
La proclamation théorique du droit, de l'égalité de nature, d'où dérive la souveraineté du peuple, ne fonde efficacement et réellement la liberté civile et politique, que si la possession d'un capital, la jouissance d'une propriété, vient actualiser, rendre visible et palpable ce droit abstrait et théorique.:
La condition de l'esclave est devenue moins dure, quand les moeurs et les lois lui ont permis d'acquérir un pécule, au moyen duquel il pouvait s'élever à l'état, non de citoyen romain, mais d'affranchi.
Source : Gallica

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