Résumé

Jean Philippe Schmit Le Catéchisme de l'ouvrier, par J.-P. Schmit… (1848)

A peine sont-ils tombés, qu'ils se relèvent à leur hauteur d'enfans.
Il en est tout autrement chez une nation où l'industrie, nourrie par le luxe, est arrivée à l'âge viril et aux proportions d'un géant.
Un géant ne fait pas une chute qui ne lui soit douloureuse et ne puisse devenir dangereuse : ne peut être rapetissé jusqu'aux dimensions d'un nain, que par des amputations terribles.
Réduire ou couper un des membres de ce colosse qu'on appelle l'industrie, c'est arracher le pain, la vie à des milliers, peut-être à des millions de travailleurs.
Source : Gallica

Jean Philippe Schmit Le Catéchisme de l'ouvrier, par J.-P. Schmit… (1848)

N'oublions pas ce nombreux domestique; attaché à l'antichambre, à la cuisine; à l'écurie, également livré à la faim, et obligé, pour y échapper, de se rabattre, ainsi que tout ce monde d'ouvriers, sur les autres carrières industrielles déjà si encombrées d'estomacs affamés eux-même
La nation, dont tous les citoyens sont malaisés, se contente des objets indispensables à la vie, au vêtement, au logement, réduits aux formes les plus simples. C'est la mort de l'industrie de perfectionnement.
Source : Gallica

Jean Philippe Schmit Le Catéchisme de l'ouvrier, par J.-P. Schmit… (1848)

Une nation qui est pour ainsi dire née pauvre, comme fut Rome autrefois, peut être long-temps heureuse dans sa pauvreté: c'est même souvent le plus beau temps de sa gloire:
De même une nation arrivée à l'état de médiocrité. Là, l'industrie n'a que peu et rarement à souffrir, par la raison toute simple qu'elle n'y existé qu'à l'état d'enfance, qu'elle n'a que des larmes et des soucis d'enfans, et que les chutes que font les enfans, sont toujours peu dangereuses.
Source : Gallica

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