Résumé

Frédéric Guérard Organisation du travail. Des ateliers nationaux (1848)

N'est-il pas à craindre que les Ateliers Nationaux, appelant à eux les travailleurs, enlèvent non-seulement des bras, mais encore des intelligences aux ateliers particuliers? N'est-il pas à craindre aussi que les ouvriers supérieurs en capacités, se réunissant dans les Ateliers Nationaux, les produits de ceuxci ne surpassent en qualité ceux de l'industrie privée, et que bien des intérêts ne soient dès lors compromis ?
Il est un moyen de tout concilier. — Examinons :
La République promet du travail à ceux qui n'en ont pas, du pain à ceux qui sont dans la misère, un emploi aux intelligences.
Source : Gallica

Frédéric Guérard Organisation du travail. Des ateliers nationaux (1848)

Les travailleurs ne se distinguent-ils pas les uns des autres par la force, l'adresse, la pénétration de l'esprit, possédées à un degré plus ou moins élevé? Alors que la nature a diversement distribué les rôles en assignant à chacun telle ou telle capacité, seraitil sage et raisonnable de renfermer, dans une zone unique de rémunération, tous les bras, et d'accorder au fort et au faible, à l'intelligence et à l'incapacité, une part égale de récompense?
Au point de vue social, l'uniformité de salaire est destructrice de toute amélioration, de tout progrès.
Source : Gallica

Frédéric Guérard Organisation du travail. Des ateliers nationaux (1848)

Ne regardons pas la fondation d'Ateliers Nationaux comme une utopie, jetée à la tète des masses, dans un moment d'effervescence, pour les calmer. Il est possible que cet établissement s'opère paisiblement, et sans réaction fâcheuse pour le commerce et l'industrie. L'appui empressé de tous effacera les difficultés dont il est entouré, et, cet appui ne manquera pas lorsqu'on comprendra que, dans ce nouvel ordre de choses , travailleurs et capacités, loin de se nuire, marcheront au contraire de concert en s'aidant mutuellement.
Source : Gallica

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