Résumé

Jules Favre De la Coalition des chefs d'atelier de Lyon… (1833)

Or, le chef d'atelier n'est point un manoeuvre, non seulement il fait des avances de métiers, démontage et d'autres frais accessoires, ne se contentant pas de louer ses bras, mais encore il peut ne pas travailler lui-même, et ne point réunir en une seule personne la double qualité d'ouvrier et de chef d'industrie. Peu importe d'ailleurs qu'il occupe un métier ; sa fonction est d'employer des compagnons; il n'est pas plus ouvrier que les fabricans qui font tisser chez eux et tissent quelquefois eux-mêmes des échantillons précieux.
Source : Gallica

Jules Favre De la Coalition des chefs d'atelier de Lyon… (1833)

Ils ont placé l'industrie sur une route nouvelle, et maintenant l'espace est devant elle avec ses idéales promesses, ses trésors sans fin et ses jouissances qui doivent s'éparpiller sur le monde entier comme la rosée du ciel. Il a donc été magnifique, ce vaste élan des travailleurs remuant l'Europe au beau soleil de la liberté, et, cependant, les travailleurs se plaignent ; la production augmente chaque jour et les souffrances aussi
Source : Gallica

Jules Favre De la Coalition des chefs d'atelier de Lyon… (1833)

Je parlais de ses filles ; ils nous donnent leurs bras, et nous qui ne les payons point assez pour qu'elles en puissent vivre, nous prostituons leurs corps aux viles passions du plus offrant. On les accuse d'inconduite! D'inconduite, grand Dieu! lorsqu'on profite des privations auxquelles les condamne la modicité du salaire, pour rendre plus enivrantes les séductions dont on les entoure, lorsqu'on spécule sur leur misère pour souiller leur innocence et profaner leur beauté ! Et c'est là pourtant la vie de tous les jours !
Source : Gallica

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