Résumé

Émile Delon La Grève, par M. Émile Delon..… (1865)

Il ne s'agit pas de prêcher une croisade contre le nouvel esprit des sociétés modernes, de créer une résistance aux aspirations légitimes des classés ouvrières, non; il s'agit de mettre une barrière, une digue aux prétentions inconsidérées des ouvriers, d'empêcher, dans leur intérêt comme dans le nôtre, l'explosion des grèves, qui sont aussi ruineuses pour eux que pour nous. Rien n'est plus fatal à l'industrie que ces guerres intestines qui mettent aux prises le patron et l'ouvrier, ces deux membres de la même famille industrielle, les ruinent et les affament sans pitié.
Source : Gallica

Émile Delon La Grève, par M. Émile Delon..… (1865)

S'il est un cas où la vigilance de la loi doive s'exercer, c'est surtout en matière de coalition; car c'est un fait qui, en se généralisant, peut amener les plus graves désordres et porter le plus grand préjudice à la société. Aussi le législateur, à toutes les époques, a reconnu l'existence de ce délit, et le législateur de 1864, en autorisant la coalition, n'a pas osé effacer le mot du code, et affirmer le droit de l'ouvrier à se coaliser. Ainsi pour nous, le délit de coalition s'établit par le concert, l'entente des ouvriers en dehors de toute menace ou de toute violence.
Source : Gallica

Émile Delon La Grève, par M. Émile Delon..… (1865)

Cela arrive quelquefois, trop souvent même dans les sociétés anonymes ordinaires, mais les résultats n'en sont pas aussi désastreux. Celui qui expose ses capitaux dans une société anonyme n'en expose qu'une petite partie; il éprouve quelques pertes, tandis que l'ouvrier verra disparaître toutes les épargnes de sa vie.
Que deviendront les ouvriers de ces sociétés qui auront sombré? Ils iront s'agréger à des sociétés d'ouvriers plus heureuses ; mais sur quel pied y seront-ils admis ? Si la société gagne, admettra-t-elle ces nouveaux venus ruinés au partage de ses bénéfices ?
Source : Gallica

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