Résumé

Portrait de Eugène d’Eichthal Eugène d’Eichthal Les Coalitions de patrons et d’ouvriers

Telle est l’extrémité où mène fatalement l’ingérence intempestive de l’état dans les matières que seule la liberté devrait régler; toutes les responsabilités sont déplacées dès qu’on limite par des bornes factices le champ d’action de l’individu. Dans une démocratie, l’égalité de droits doit être poussée aussi loin qu’elle est compatible avec le maintien de la paix publique. Chaque citoyen compte alors pour vivre sur ses propres efforts, et ne se sent plus autorisé à exiger l’assistance d’autrui.
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« Il ne doit pas être permis aux citoyens de certaines professions, dit-il, de s’assembler pour leurs prétendus intérêts communs. Il n’y a plus de corporations dans l’état; il n’y a plus que l’intérêt particulier de chaque individu et l’intérêt général. » Il termine par cette déclaration parfaitement socialiste : « les assemblées des ouvriers se sont dites destinées à procurer des secours aux travailleurs de la même profession malades ou sans travail;... c’est à la nation, c’est aux officiers publics en son nom, à fournir des travaux à ceux qui en ont besoin pour leur existence. »
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Pourquoi l’entente, qui habituellement caractérise les relations de l’entrepreneur avec ceux qui lui fournissent les matières qu’il transforme, ne finirait-elle point par s’établir dans ses rapports avec les ouvriers? Pourquoi les guerres violentes troubleraient-elles toujours le marché du travail, tandis que la paix favorise les autres parties du domaine de l’échange? Aujourd’hui, dans le commerce, on ne voit plus naître que des luttes pacifiques : l’acheteur ne regarde pas le vendeur comme un ennemi, ni réciproquement.
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