Résumé

A. Batbie La Question des Salaires et des Grèves

Il est incontestable que l’introduction d’une machine nouvelle dans la fabrication est pour les manufacturiers un droit, et pour la société un bienfait. C’est une conquête qui prépare la libération des bras de l’homme. Puissions-nous voir le jour où le travail humain sera tout entier remplacé par des forces mécaniques sous la direction de l’intelligence !... Il est vrai aussi que, jusqu’à présent du moins, les machines, loin de diminuer la somme du travail, l’ont considérablement augmentée. L’imprimerie occupe plus d’ouvriers que l’art rudimentaire des copistes.
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A. Batbie La Question des Salaires et des Grèves

Que les résultats de l’entreprise soient nuls, médiocres ou importans, le salaire n’en dépend pas, et si l’ouvrier n’est pas associé aux chances heureuses, il n’a pas à s’inquiéter de la ruine de son patron. La coopération au contraire, avec participation aux bénéfices, n’est qu’une rémunération aléatoire, c’est-à-dire variable suivant le cours et l’issue de l’affaire. Nous accepterions tous, ouvriers ou non, une coopération dans une entreprise bien constituée et marchant en pleine prospérité.
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A. Batbie La Question des Salaires et des Grèves

Entre le point de départ et le point d’arrivée, la distance est assurément bien grande, car elle est mesurée par la différence qui distingue l’homme libre et responsable de l’homme assimilé au bétail. Sans nier l’étendue de ce progrès, ceux qui attaquent le salaire demandent si le travail au jour le jour, tourmenté par la sombre inquiétude du lendemain, est la douce liberté qui commence, ou s’il n’est pas plutôt une forme de la servitude qui va finir. La coopération, avec la qualité d’associé participant aux bénéfices, serait, d’après cette école, destinée à remplacer le salaire.
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