Résumé

Jules Polen Économie sociale. Du salaire, par Jules Polen… (1871)

Cette force immense qui résulte de l'union et de l'harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts, le capitaliste qui a employé les deux cents ouvriers ne l'a point payée. Or, c'est cette force d'ensemble qui crée les valeurs reproductives; c'est ce ferment reproducteur, ce germe éternel de vie, cette préparation d'un fond et d'instruments de production, que le capitaliste doit au travailleur et qu'il ne lui rend jamais. C'est cette désignation frauduleuse qui fait l'indigence du travailleur, le luxe de l'oisif et l'inégalité des conditions.
Source : Gallica

Jules Polen Économie sociale. Du salaire, par Jules Polen… (1871)

Tel est donc l'inévitable résultat de la liberté du travail : elle rend la condition de l'ouvrier plus précaire; quelle périlleuse condition ! l'ouvrier exposé à tous les hasards de la fortune... n'ayant que son travail pour unique ressource, et frappé dans ses moyens d'existence chaque fois que quelque changement dans les débouchés ou quelque excès dans la production arrête l'industrie qui les soutient, sur quel fragile fondement repose son bien-être !
Source : Gallica

Jules Polen Économie sociale. Du salaire, par Jules Polen… (1871)

Ce qui caractérise alors le salaire, c'est la fixité de la rétribution ; c'est une espèce d'abonnement par lequel l'ouvrier abandonne sa part dans la richesse produite, moyennant une somme invariable qui ne soit soumise à aucune chance aléatoire. Cela se comprend, car les besoins quotidiens de l'ouvrier ne lui permettent pas de courir les hasards d'une spéculation. Le travail terminé, le maître prélève une portion sur le produit du travail, ou sur la valeur que la main d'oeuvre ajoute à la matière, et cette portion fait son bénéfice.
Source : Gallica

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